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Chez certains vétérans, les troubles mentaux classiquement attribués à un syndrome de stress post-traumatique pourraient être dus en fait à des lésions indirectes du cerveau par propagations des ondes de déflagration.
Panorama du Médecin, 4 février 2008
Même quand le cerveau n’est pas touché par une explosion, il peut subir des altérations durables sans lien avec le psychisme. Cette intuition de la neurologue serbe Ibolja Cernak vient d’être confirmée par une étude* récemment publiée. Dès la guerre des Balkans, cette chercheuse avait émis l’hypothèse selon laquelle les troubles de mémoire, vertiges, insomnies et autres troubles dits psychiques observés chez des soldats victimes d’explosion pourraient être dus, en fait, à des dégâts invisibles dans le cerveau. Elle l’avait même prouvé dans une étude réalisée auprès de 1 300 soldats blessés au bas du corps mais pas à la tête, les uns après explosion, les autres par projectile. Ce n’est qu’en 2006, avec la guerre d’Irak, que l’on s’intéressa à nouveau à ses travaux. Les subventions accordées à la neurologue, aujourd’hui à la Johns Hopkins University (Maryland, Etats Unis), ont permis de confirmer son hypothèse : les ondes de déflagration se propagent à travers les vaisseaux sanguins du thorax au cerveau et touchent ainsi les neurones.
Tous les vétérans dont les troubles mentaux étaient attribués à un syndrome de stress post-traumatique sont évidemment intéressés…
*Etude publiée dans la revue Science du 25/01/08.
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