Cancer de la prostate : les suites des traitements

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La maladie expliquée  

Cancer de la prostate : les suites des traitements

Les traitements du cancer de la prostate peuvent avoir des effets indésirables. Mise au point.

Paru le 02/01/2007 - Mise à jour le 11/12/2006


Caroline Guignot

Que faire face à l'incontinence urinaire ?

Outre les désagréments physiques, l'incontinence urinaire est, à juste titre, mal vécue par les patients atteints d'un cancer de la prostate. Des solutions peuvent être proposées.

L'incontinence apparaît, dans des proportions différentes, après une prostatectomie, une radiothérapie ou une curiethérapie. Psychologiquement ou émotionnellement, elle est difficile à accepter. Elle suscite souvent de la honte ou de la colère chez une personne qui voit alors fondre l'estime qu'elle a d'elle-même.

Des conseils d'ordre pratique peuvent évidemment être apportés : consommer des liquides en quantité contrôlée et à certaines heures de la journée, penser à vider fréquemment sa vessie, utiliser des protections. Mais ces solutions sont souvent insuffisantes. Des traitements de fond pourront être envisagés : médicaments, rééducation, stimulation électrique ou chirurgie, il existe des solutions adaptées à chaque cas. Il ne faut donc pas hésiter à en parler à son médecin, avant même que l'incontinence s'installe, afin de ne pas être pris au dépourvu et pouvoir mettre rapidement en place la solution envisagée.

Que faire face à l'impuissance ?

Véritable traumatisme psychologique, l'impuissance doit être évoquée avec son médecin et prise en charge rapidement.

Le cancer de la prostate et son traitement peuvent entraîner des dysfonctionnements érectiles. On parle rapidement d'impuissance, mais il existe différents degrés dans cette atteinte : L'impuissance proprement dite est une incapacité à obtenir ou maintenir une érection suffisante pour un rapport sexuel. Elle doit être durable pour être étiquetée comme telle.

Quoiqu'il en soit, l'impuissance est véritablement difficile à accepter par le patient et son évocation reste souvent taboue.

L'impuissance peut cependant bénéficier de certains traitements, qui peuvent restaurer, partiellement ou complètement, une érection acceptable : les traitements médicamenteux de la dysfonction érectile, largement médiatisés ces dernières années, peuvent apporter une amélioration. Des injections intracaverneuses peuvent également apporter des résultats satisfaisants.

Le sujet doit donc être évoqué avec le médecin afin de connaître les risques du traitement et les possibilités de traitement.

Que faire face aux effets indésirables de la chimiothérapie ?

La chimiothérapie est mise en place lorsque le traitement hormonal ne contrôle plus, ou insuffisamment, le cancer non localisé de la prostate. Pour vous préparer au mieux, des éléments de réponse aux questions les plus fréquemment posées.

Les traitements par chimiothérapie consistent schématiquement à injecter, le plus souvent par voie intraveineuse, des substances chimiques toutes les 3 semaines durant 5 à 6 mois. Il s'agit de détruire les cellules cancéreuses, quelle que soit leur localisation dans l'organisme. Ce médicament, toxique pour les cellules malades, l'est aussi pour les cellules normales à multiplication rapide. C'est ce phénomène qui est responsable des effets secondaires du traitement. Chaque type de chimiothérapie entraîne des effets secondaires qui lui sont propres mais qui ne sont ni systématiques ni de même intensité d'un patient à l'autre.

La perte de cheveux, de cils ou de poils est souvent redoutée. Suivant leur traitement, certains patients bénéficient d'un casque réfrigérant durant la séance d'injection. Il permet de limiter ou d'empêcher la chute des cheveux, mais son efficacité n'est pas systématique. Dans tous les cas, une perruque pourra être conseillée. Les ongles peuvent également devenir mous et cassants.

Autre effet secondaire redouté, les vomissements et les nausées. Là encore, ils ne sont pas systématiques. Et pour les contrer, il existe des médicaments pour lutter contre ces effets indésirables.

Enfin, le traitement peut entraîner une diminution des globules rouges ou des globules blancs, avec pour corollaires fatigue et susceptibilité aux infections. Une prise de sang régulière permet de s'en rendre compte et de proposer un traitement adapté. Des traitements médicamenteux pourront être mis en place pour lutter contre ces effets indésirables. Il paraît donc sage d'éviter toutes les situations "à risque" : aménagez votre emploi du temps de façon modérée et agréable, évitez les efforts importants et vous pourrez limiter les sensations de fatigue. Pour éviter une infection dans les jours qui suivent une cure, évitez de fréquenter des endroits peuplés ou des personnes malades, comme des enfants, et soignez toutes petites plaies.


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