Vivre après un AVC

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Vivre après un AVC  

Vivre après un AVC

Au fil du temps, l'envie de reprendre sa vie d'avant l'AVC se fait pressante. Conduire, travailler, voyager, faire du sport... sont d'autant d'activités à encourager, dans la mesure ou les séquelles le permettent, car elles accélèrent le retour à une vie normale.

Paru le 23/08/2006 - Créé le 23/08/2006

Santea.com

Conduire une voiture

La reprise de la conduite automobile dépend des séquelles. Des séquelles visuelles, telles qu'une hémianopsie (perte de la moitié du champ visuel), ne sont pas compatibles avec la conduite. En tout état de cause, l'aptitude physique à la conduite doit être validée par un médecin expert auprès de la Préfecture de police de votre lieu d'habitation.

Des véhicules aménagés (boule au volant, conduite à droite...) permettent de conduire même si un handicap persiste.

Faire un voyage en avion

Tout moyen de transport est autorisé, en particulier l'avion, à condition que la cabine soit bien pressurisée. Cela est valable également pour les petits avions de tourisme. Les médecins autorisent souvent les transferts de patients d'un pays à l'autre par voie aérienne.

Aller en altitude

Tant que l'altitude est raisonnable, comme en Europe, autour de 1800 mètres, on ne court aucun danger, à condition de ne pas faire d'efforts importants. Il convient d'éviter les dénivellations ou élévations rapides au-dessus de 2000 mètres, en téléphérique ou autre moyen mécanique.

Travailler à nouveau

La reprise du travail est possible dès que le degré d'activité physique est satisfaisant et qu'un certain équilibre psychique est retrouvé, ce dernier point étant essentiel. Elle ne doit pas être trop rapide sous peine, bientôt, de connaître la fatigue ou le stress. Le délai dépend également du type de travail effectué. Dans certaines entreprises, il est possible d'effectuer temporairement des travaux moins pénibles que la profession antérieurement exercée. Quand elle est possible, la reprise du travail contribue souvent à la reprise d'une vie "normale".

Faire du sport

Si l'intégrité physique est recouvrée ou si l'on a pris la mesure de son handicap, toute activité est utile, plus ou moins importante selon ses performances antérieures.

Chaque cas est individuel. Un dialogue entre le médecin et les unités de rééducation est nécessaire pour conseiller la discipline la plus adaptée. Le sport fait partie d'une qualité de vie et diminue l'effet des séquelles. Ce qu'il faut surtout, c'est éviter les efforts trop soutenus et trop violents. Dans tous les cas, les activités sportives seront contrôlées par les équipes soignantes.

Retrouver une vie sexuelle

Derrière la question que beaucoup se posent : "Peut-on retrouver une vie sexuelle normale ?", s'en cache une autre : "L'acte sexuel est-il dangereux après un AVC ?", surtout quand il s'agit d'une rupture d'anévrisme. Si ce dernier a été traité, il n'y a plus aucune raison de s'inquiéter.

De manière plus globale, il n'y a pas de danger à retrouver une vie sexuelle si la tension artérielle est équilibrée et si le cœur fonctionne bien.

Les troubles de la sexualité se manifestent surtout après un AVC sévère, avec baisse temporaire du désir, impuissance partielle chez l'homme, difficultés de lubrification chez la femme. L'acte sexuel peut être entravé par les troubles moteurs (difficulté de bouger un bras, une jambe), une contracture des muscles des cuisses, une légère incontinence urinaire chez la femme, et parfois des douleurs.

Il ne faut pas hésiter à s'en ouvrir au médecin, qui fera un bilan pour définir avec précision la nature des troubles à traiter. Moyennant quoi, la vie sexuelle peut redevenir normale (ou presque) après un AVC.

De fait, selon l’enquête de France AVC (www.franceavc.com) [1] 57% des personnes interrogées déclarent que les choses ont changé dans leur couple sur le plan sexuel. Mais, note d’optimisme, 2/3 pensent qu’il est possible de trouver une autre forme d'amour physique.

Bibliographie

[1] Enquête menée pour France AVC sous l'égide de Pierre Aïach, sociologue, membre honoraire à l'INSERM, chercheur au CRESP, avril 2005.


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