Symptômes et risques d'alerte

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Comprendre l'AVC  

Symptômes et signes d’alerte

Le type et la gravité des symptômes des AVC dépendent de la région du cerveau touchée et de l’étendue de la lésion. Certains accidents sont précédés d’une sorte de répétition générale, qui est un signal d’alarme à ne négliger sous aucun prétexte.

Paru le 23/08/2006 - Créé le 23/08/2006

Paralysie et perte de langage

Les symptômes varient selon le siège et l'étendue de la lésion. Ils surviennent en général brutalement, parfois pendant le sommeil. Leur intensité peut être d'emblée maximale ou augmenter progressivement en quelques minutes ou quelques heures.

Les symptômes habituels sont :

  • une faiblesse musculaire ou une paralysie. Toute partie du corps peut être touchée mais, le plus souvent, il s'agit de la main, du bras, de la jambe ou de la face. Très fréquemment, le bras et la jambe du même côté sont atteints (hémiplégie) et il s'agit habituellement du côté opposé à la lésion cérébrale ;

  • une perte de la sensibilité. Elle se manifeste par un engourdissement, voire une anesthésie d'une partie du corps. Le contact, la douleur, le chaud et le froid sont peu ressentis ;

  • une difficulté de langage. Il s'agit soit d'une gêne pour articuler les mots (dysarthrie), soit d'un trouble du langage (aphasie) : les mots sont mal exprimés et/ou mal compris ;

  • un trouble visuel. La vision, le plus souvent, est perdue sur une moitié du champ visuel, identique pour les deux yeux (hémianopsie). Parfois, c'est un oeil qui ne voit plus (amaurose) ou les deux, ou encore la vision est double (diplopie).

D’après une enquête menée pour l’association France AVC (1) , auprès de foyers de malades ayant eu un AVC depuis moins d’un an :

90% ont eu une hémiplégie ou une autre déficience motrice

60% ont eu une perte de langage totale ou partielle

45% ont connu un trouble de la compréhension

55% ont connu un trouble de la mémoire

40% ont connu un trouble partiel ou total de la lecture ou de l'écriture.

D'autres symptômes peuvent survenir :

  • perte de l'équilibre ou de la coordination, vertiges

  • maux de tête inhabituels, accompagnés de nausées et de vomissements

  • troubles de la conscience pouvant aller de la somnolence au coma.

Il est important de savoir identifier un AVC. Plus tôt on le traite, mieux cela vaut. Appelez le 15 ou votre médecin sans hésiter !

L’héminégligence, un phénomène troublant

Il arrive que la victime d’AVC souffre d'héminégligence. De quoi s’agit-il ? C’est le fait de méconnaître, d'ignorer, d'oublier ce qui se passe dans la moitié droite ou gauche de l'espace (du côté inverse à celui du cerveau lésé). Elle affecte généralement tous les types de stimulations et de perceptions : visuelles, auditives, tactiles (concernant le toucher). Par exemple, un héminégligent du côté gauche auquel on demande de copier le dessin d'une marguerite ne reproduira que la partie droite de la fleur, "négligeant" toute la partie gauche. Parfois, il ne se rasera que la partie droite du visage.

Toute conscience de la moitié du corps atteinte peut également se trouver perdue, y compris la prise de conscience de la maladie.

Parfois, des maux de tête avant

Il arrive, dans le cadre des AVC ischémiques, que certaines dissections, carotidiennes ou vertébrales, soient précédées de maux de tête (souvent localisés à la moitié du crâne). Certains AVC hémorragiques sont aussi précédés de céphalées (douleurs crâniennes diffuses).

L’accident ischémique transitoire (AIT), prémonitoire

C'est un AVC ischémique dont les symptômes sont brefs, durant par définition moins de 24 heures :

  • faiblesse, paralysie ou engourdissement du visage, d'un bras, d'une jambe, d'un côté du corps ;

  • baisse brutale, unilatérale, de la vision ;

  • difficulté à parler ou troubles de la compréhension.

La régression des troubles est totale, ne laissant aucune séquelle.

Il est important de savoir que plus de 30 % des AVC ischémiques constitués (durables) sont précédés d'accidents ischémiques transitoires (AIT). Une personne ayant subi un ou plusieurs AIT a dix fois plus de risque de présenter un AVC constitué que quelqu’un n’en ayant jamais eu.

L'AIT est donc un accident prémonitoire, à ne pas négliger : il s'agit d'une urgence. Il est capital de consulter un médecin dans les plus brefs délais car une prise en charge précoce de l'AIT diminue largement le risque de survenue d'un AVC ischémique constitué, d'un infarctus du myocarde ou d'accidents vasculaires dans d'autres territoires.

Ces signaux d'alarme sont encore trop souvent négligés en raison de leur aspect faussement bénin (ils disparaissent spontanément), par la personne atteinte ou le médecin traitant.

Bibliographie

  1. Enquête menée pour France AVC sous l'égide de Pierre Aïach, sociologue, membre honoraire à l'INSERM, chercheur au CRESP, avril 2005.


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