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La maladie expliquée  

Les principaux coupables

Pour apprivoiser la migraine, et mieux encore la prévenir, il est indispensable de connaître les situations qui peuvent déclencher les crises. Manque de sommeil, alcool, règles, stress, chocolat... ils sont nombreux.

Paru le 03/08/2006 - Créé le 24/07/2006


Santea.com


On sait peu de choses sur les causes de la migraine : on sait qu'elle résulte d'un dysfonctionnement des systèmes vasculaire et nerveux et que la maladie est une affaire familiale. On en sait davantage sur les événements qui déclenchent les crises, une fois la maladie migraineuse installée.

Repérer les signes annonciateurs

Il convient de repérer le plus tôt possible les signes annonciateurs de la migraine ou prodromes. Dans les 24 heures qui précèdent la crise, les migraineux sont plus fatigués, plus somnolents, plus irritables, parfois dépressifs ou, au contraire, euphoriques. Il faut alors tenter de désamorcer la crise en limitant les facteurs aggravants.

Les facteurs psychologiques

Bien souvent, ce sont des problèmes psychologiques (une contrariété, une émotion, de l'anxiété, un stress...) qui déclenchent la crise. Ce qui entretient d'ailleurs la réputation de la migraine, étiquetée à tort "maladie psychique" dans l'esprit du public. D'autant qu'elle a la particularité de se manifester à des moments bien déterminés chez certaines personnes, systématiquement le week-end par exemple, ce qui gâche le repos et les loisirs de toute la famille.
De la répétition naît l'agacement... Et les migraineux ont très souvent l'impression d'être pris pour des "enquiquineurs".
La migraine peut encore survenir exclusivement pendant les périodes scolaires et les enfants qui s'en plaignent sont alors soupçonnés d'avoir trouvé le moyen de manquer la classe...
Le manque de sommeil ou à l'inverse l'excès de sommeil, grasse matinée ou sieste, déclenche une crise, qui paradoxalement peut céder avec le sommeil.
Une dépression aussi peut augmenter la fréquence des crises. Et la crainte que la douleur (redoutée puisque connue) réapparaisse ne contribue pas à arranger les choses.

Les facteurs alimentaires

L'alimentation est elle aussi jugée "coupable" par les migraineux, peut-être parce que les nausées et les vomissements, caractéristiques des fortes crises, semblent révéler un problème digestif. Cela dit, le chocolat et les boissons alcoolisées sont des déclencheurs parfaitement repérés des migraineux. Autres situations favorables à la survenue d'une crise : sauter un repas, en particulier le petit déjeuner, diminuer sa consommation de café à l'occasion du week-end si l'on est habituellement gros consommateur...
Les migraineux tolèrent en général mal le tabac, mais celui-ci n'est pas un générateur de crise.

Les hormones féminines et leurs variations

Autre facteur déclenchant ou aggravant, les fluctuations hormonales féminines, de la puberté à l'après ménopause.

Dès la puberté

En matière de migraine, en particulier pour la migraine sans aura qui est la plus fréquente, la prépondérance féminine apparaît dès la puberté. La plupart des femmes établissent un lien entre leurs règles et les crises, qui sont alors plus intenses, plus longues et résistent davantage aux traitements. Elles résultent probablement de la chute brutale des estrogènes en fin de cycle. Ce qui explique que les migraineuses, "inondation estrogénique" aidant, soient plutôt mieux pendant leurs grossesses.

Contraception et ménopause

Les contraceptifs oraux modulent également le cours de la maladie migraineuse, dans le sens d'une amélioration pour certaines, d'une aggravation pour d'autres, voire d'une révélation de la migraine pour certaines... De principe, il est préférable d'utiliser des pilules minidosées, pour ne pas ajouter à un hypothétique risque d'accident vasculaire cérébral. Enfin, juste avant et au moment de la ménopause, la maladie migraineuse peut être plus intense, par le nombre et la sévérité des crises, avant de s'apaiser après la ménopause. Le traitement hormonal substitutif de la ménopause est diversement supporté par les migraineuses : il peut aggraver, améliorer ou ne rien changer aux crises.

Les stimuli sensoriels

Une lumière vive, un parfum, un vent violent, un orage ou un bruit fort peuvent à la fois déclencher une crise ou paraître insupportables quand la crise a commencé. Les migraineux deviennent à ces moments en effet ultrasensibles à leur environnement

A chaque migraineux ses facteurs déclenchants !

Habituellement, un seul facteur ne suffit pas pour déclencher une crise, et c'est par exemple la conjonction d'une soirée bien arrosée et d'un coucher tardif, assortis d'un zeste de grasse matinée, qui constitue un possible détonateur... Enfin, les crises surviennent parfois de façon tout à fait imprévisible, sans aucun facteur déclenchant apparent.

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