Après un AVC, le risque de récidive est réel, mais pas inéluctable. Aussi est-il important d’agir sur les facteurs qui ont favorisé l’accident. C’est possible grâce à un changement de son mode de vie et à des traitements médicaux appropriés.
Paru le 23/08/2006 - Créé le 23/08/2006
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Vous pouvez agir sur les facteurs de risque :
en cas d'hypertension artérielle, facteur de risque n°1. Prenez votre traitement régulièrement et surveillez de près votre tension.
en cas de diabète, suivez les conseils de votre médecin et contrôlez régulièrement votre glycémie afin qu'elle reste bien équilibrée.
en cas d'excès de cholestérol ou de triglycérides, modifiez vos habitudes alimentaires. Si le trouble persiste, votre médecin a un arsenal de médicaments efficaces à vous proposer.
Il existe aussi des médicaments destinés à la prévention des récidives, en fonction du type d'AVC (cf ci-dessous).
Pour agir sur vos facteurs de risque, il vous faut respecter quelques règles d’hygiène de vie :
Arrêtez de fumer. Pas si facile, on le sait. Vous n'y arrivez pas seul ? Demandez conseil à votre médecin. Il existe aujourd'hui des consultations spécialisées dans l'arrêt du tabac qui peuvent vous aider.
Limitez votre consommation d'alcool.
Équilibrez mieux votre alimentation en diminuant la consommation de beurre, d'oeufs et de viandes grasses, en privilégiant les huiles végétales, en mangeant régulièrement du poisson, en augmentant la proportion de légumes et de fruits frais.
Faites régulièrement de l'exercice. Une simple promenade quotidienne, en marchant le plus longtemps possible, est déjà un pas dans la bonne direction. Vous devez aussi pratiquer les exercices prescrits par votre médecin rééducateur.
Si votre poids est excessif, efforcez-vous de perdre les kilos en trop. Une meilleure alimentation et une activité physique y contribueront.
Etant l'artisan de votre propre santé, félicitez-vous de vos progrès et soyez persévérant : après les difficultés du début, vous ressentirez les bienfaits de ce nouveau mode de vie .
Vous vous souvenez du caillot sanguin (thrombus) qui peut se former dans une artère et venir la boucher ? C'est le mécanisme de la majorité des accidents vasculaires cérébraux, les AVC ischémiques. La formation du caillot est liée à l'agglutination (agrégation) des plaquettes (petites cellules circulant dans le sang, en dehors des globules rouges et des globules blancs).
Les antiagrégants plaquettaires empêchent les plaquettes qui circulent dans le sang, de s'agglutiner et diminuent ainsi le danger de formation de caillots artériels au contact des plaques d'athérome. Ils réduisent le risque d'accident ischémique, non seulement au niveau cérébral, mais aussi au niveau coronarien. Le risque de récidive d'AVC ischémique ou d'infarctus du myocarde se trouve ainsi diminué.
Un traitement à vie
Pour une durée illimitée, sauf si des effets secondaires apparaissent, en cas d'AVC ischémique. En effet, le risque vasculaire (récidive, infarctus du myocarde) reste présent.
Dans le cas d'une dissection carotidienne ou vertébrale, en revanche, le risque de récidive est extrêmement faible au bout de quelques mois et n'impose pas un traitement à vie.
Les anticoagulants
La formation de certains types de caillots est rendue plus difficile en utilisant des médicaments qui n'agissent pas sur les plaquettes sanguines mais diminuent la coagulabilité du sang. Ce sont les anticoagulants. Ils sont prescrits lorsqu'il existe un risque de formation de caillot dans le coeur (embolie cardiaque) pouvant aller jusqu'au cerveau.
La chirurgie, exceptionnelle
La seule intervention non discutée aujourd'hui est la chirurgie au niveau d'une artère carotide rétrécie, lorsque le rétrécissement (sténose) est supérieur à 70 % et a été responsable d'un accident ischémique cérébral récent (moins de 3 mois), sans séquelles ou avec peu de séquelles. Si le patient garde une hémiplégie sévère, l'intervention n'a aucun sens.