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Cancers de l’enfant : des corrélations avec les facteurs environnementaux

Selon une étude américaine, certains types de cancers sont fortement corrélés, chez l’enfant, à la pollution engendrée par la culture intensive ou par une forte densité de population.

Panorama du Médecin, 13 octobre 2008

Parmi les différentes causes de cancer chez l’enfant, les activités agricoles et les polluants atmosphériques sont fortement suspectés depuis des années. Dans ce contexte, une équipe américaine du Texas à tenté de relier certains cancers avec des facteurs environnementaux précis. Après avoir suivi tous les enfants nés dans cet état entre 1990 et 2002, ils ont recherché des corrélations entre 19 types de cancers et l’environnement des enfants atteints.
Ils ont ainsi pu mettre en évidence des risques élevés de tumeurs des cellules sexuelles reproductives et d’autres gliomes dans les régions de cultures intensives - où l’utilisation des pesticides et des engrais est massive – ainsi que des tumeurs du foie dans les zones où les émissions de polluants atmosphériques dangereux (provenant notamment des industries et de la circulation), liées à une forte densité de population, sont importantes.
Source : Geographic risk modeling of childhood cancer relative to county-level crops, hazardous air pollutants and population densitiy, characteristics in Texas. Environmental Health. 2008,17:45.


Les promesses des cellules souches testiculaires

Les travaux de chercheurs allemands tendent à prouver que les cellules souches issues des testicules sont aussi polyvalentes que les cellules embryonnaires et pourraient les remplacer avantageusement.

Panorama du Médecin, 13 octobre 2008

Pour produire des tissus de remplacement utiles au traitement de certaines affections comme le diabète, la maladie de Parkinson ou des lésions de la moelle épinière, en évitant le recours aux cellules souches provenant d’embryons, les chercheurs étudient toutes les pistes possibles. Si l’on en croit les résultats d’une étude allemande récente, la piste des cellules souches issues des testicules apparaît très prometteuse. Une équipe du Centre pour la médecine et la biologie régénérative de Tübingen a en effet découvert qu’après plusieurs semaines de croissance, des cellules souches testiculaires prélevées par biopsie sur des hommes âgés de 17 à 81 ans pouvaient se différencier en divers types de cellules, exactement comme les cellules embryonnaires.
Avantage de ces cellules par rapport aux cellules d’embryons : elles ne suscitent pas de débat éthique.
Source: Skutella T et al. Generation of pluripotent stem cells from adult human testis. Nature, édition en ligne du 08/10/08.


Trisomies : vers un test prénatal moins risqué et plus précoce

Une nouvelle méthode mise au point par des chercheurs américains pourrait faciliter le diagnostic des maladies chromosomiques comme la trisomie 21 dès le premier stade fœtal.

Panorama du Médecin, 13 octobre 2008

A l’heure actuelle, seul un examen invasif comme le prélèvement de liquide amniotique (amniocentèse), en général après 15 semaines de grossesse, permet de dire avec certitude aux femmes enceintes si leur enfant est ou non trisomique. La mise au point par une équipe de l’Université Stanford (Californie) d’un simple test sanguin de la mère pourrait mettre fin à cette pratique délicate pouvant entraîner des fausses couches.
Ce nouveau test, qui repose sur la détection de fragments d’ADN fœtal en circulation dans le sang de la mère, consiste à passer au crible cet ADN afin de repérer des chromosomes excédentaires, une anomalie qui signe une trisomie.
Le test, expérimenté sur 18 femmes enceintes, a donné les mêmes résultats que l’amniocentèse qu’elles venaient de subir : les 12 fœtus trisomiques ont été détectés. Il est donc à la fois facile et fiable. Mais, pour l’instant, la méthode est encore trop coûteuse…
Source: Quake SR et al. Noninvasive diagnosis of fetal aneuploidy by shotgun sequencing DNA from maternal blood. PNAS, édition en ligne du 06/10/08.


Pollution : l’habitat n’est pas épargné

Des experts réunis pour la 1ère journée Habitat Santé ont insisté sur l’importance de la pollution intérieure et ses répercussions sur la santé, en particulier sur les allergies.

Panorama du Médecin, 13 octobre 2008

Selon les experts réunis à Paris pour la journée Habitat Santé*, les équipements et le mobilier (plomb des peintures, formaldéhyde, composés organiques volatils, fibres…), mais aussi l’activité humaine (tabagisme, produits managers, aérosols, parfums d’ambiance, bricolage, acariens, moisissures, animaux domestiques, plantes comme le ficus benjamina …) et les appareils à combustion (monoxyde de carbone, dioxyde de carbone) sont les principales sources de la pollution aérienne intérieure. De nombreux matériaux sont en cause : colles, contreplaqués, peintures… et les spécialistes Il faudrait que les industriels indiquent combien de particules organiques sont émises par matériau et pendant combien de temps.
Mais outre diminuer les sources de pollution intérieure, il faut aussi évacuer l’air pollué pour apporter de l’air neuf (aérer 15 minutes matin et soir), lutter contre la condensation et l’humidité qui potentialisent les effets des polluants, et ne pas laisser les conduits de ventilation s’encrasser.
* Journée organisée par la Société française d’Allergologie (SFA), le 02/10/08.


Infections sévères à méningocoque: pourquoi la Seine-Maritime est-elle plus touchée ?

Selon une étude réalisée à Dieppe*, la gravité des infections à méningocoque observées dans la région s’explique par la faible immunité de la population vis-à-vis de la souche B:14:P1-7,16.

Panorama du Médecin, 13 octobre 2008.

Le méningocoque est une bactérie que l’on peut porter dans la gorge, mais le plus souvent il s’agit d’un « portage sain  , n’entraînant aucun symptôme et permettant de s’immuniser. Or, depuis quelques années, les infections sévères à méningocoque (méningites, septicémies) sont fréquentes en Seine-Maritime, en particulier dans la région dieppoise, surtout chez les enfants et les adolescents. Elles sont liées essentiellement à la souche virulente appelée B:14:P1-7,16.
Pour en savoir plus, le CHU de Dieppe a réalisé, en partenariat avec l’Institut Pasteur, une étude qui a porté sur 3 522 jeunes de 1 à 25 ans. Résultat : 5 porteurs « sains » seulement de la souche B:14:P1-7,16 ont été détectés (soit 2 sur 1 000), sans aucun lien avec les personnes ayant développé la maladie. Cette souche circule donc peu dans la région et ses habitants sont faiblement immunisés. D’où la gravité des cas observés. Il s’agit maintenant de renforcer l’immunité de la population par une vaccination ad hoc.
* Source : CHU-Hôpitaux de Dieppe.