Du 31 mars au 4 avril, la 6ème Semaine nationale de l’incontinence, organisée par l’Association française d’Urologie, met l’accent sur l’impériosité mictionnelle.
Panorama du Médecin, 31 mars 2008
On estime que 20 % des incontinences sont d’effort, que 30 % sont liées à une impériosité mictionnelle et que 50 % sont des incontinences mixtes. L’impériosité mictionnelle liée à une hyperactivité de la vessie est donc fréquente. Elle touche 1 femme sur 5 et 1 homme sur 6, et avec l’âge, cette proportion augmente encore. C’est sur ce thème que la 6ème Semaine nationale de l’incontinence a choisi d’informer.
L’incontinence par impériosité se traite avant tout par la rééducation périnéale et comportementale et par les médicaments anticholinergiques. Mais en cas de pollakiuries invalidantes (mictions anormalement fréquentes), la neuromodulation par implantation d’une électrode au niveau de la racine sacrée S3 est efficace chez 50 % des patients.
Pour cette Semaine de l’incontinence, les urologues s’adressent aussi aux enfants, avec notamment une mini-BD pédagogique, tirée à 10 000 exemplaires, distribuée dans les écoles primaires et par les urologues. Une permanence téléphonique est assurée les 2 et 3 avril au N° vert 0820 202 502 (0,099 €/mn).