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Incontinence urinaire : l’efficacité de la thérapie cellulaire


Les résultats d’une expérimentation autrichienne, réalisée chez 42 femmes incontinentes traitées par des injections de cellules musculaires prélevées à l’avant-bras, sont prometteurs.

Panorama du Médecin du 05/07/07


Si les travaux des médecins autrichiens récemment publiés* venaient à être confirmés, la thérapie cellulaire devrait révolutionner la prise en charge de l’incontinence urinaire. En effet, la technique est non seulement efficace mais aussi bien moins traumatisante que la chirurgie.
Ces dernières années, des expérimentations ont montré que les autogreffes de cellules musculaires et de fibroblastes (cellules du tissu conjonctif) permettaient de restaurer les sphincters de l’urètre chez l’animal. C’est désormais chose faite chez l’homme… et surtout la femme.
Des médecins de l’Université d’Innsbrück ont demandé à 63 femmes souffrant d’incontinence importante de participer à une étude comparative. 42 d’entre elles ont accepté de se soumettre à un essai de thérapie cellulaire et 21 à des injections de collagène dans l’urètre. Dans un premier temps, un petit prélèvement musculaire a été réalisé sur l’avant-bras chez les 42 volontaires du groupe « thérapie cellulaire », puis mis en culture pour produire, après manipulations biologiques, des myoblastes et des fibroblastes purifiés. Puis, cette préparation a été injectée par voie urétrale dans une quinzaine de zones du sphincter.
Au bout d’un an, les résultats étaient largement positifs : 38 femmes sur les 42 traitées (soit 90 %) étaient redevenues continentes et n’avaient plus besoin de protections, 3 présentaient une amélioration notable et chez une seule les troubles n’avaient que faiblement régressé. Par ailleurs, le muscle urétral s’est épaissi de 59 % et sa contractilité a augmenté de 269 %. Trois ans après, les résultats obtenus ont été confirmés alors que le collagène est apparu sans réel intérêt.

* Dans « The Lancet » du 29/6/07