Une étude de l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) indique d’une part que le dépistage du saturnisme a progressé, d’autre part que le pourcentage d’enfants touchés a baissé depuis 1995.
Panorama du Médecin, 24 novembre 2008
En 2005, plus de 9 000 enfants ont effectué un premier test de plombémie, soit trois fois plus qu’en 1995. Le dépistage du saturnisme - intoxication au plomb qui, selon son importance, provoque des troubles réversibles (anémie, troubles digestifs…) ou irréversibles (atteinte du système nerveux, encéphalopathie…) - a donc progressé.
Autre constat : en 10 ans, la proportion de cas de saturnisme parmi les enfants dépistés a baissé, passant de 24 % en 1995 à 4,7 % en 2005. Cette diminution pourrait s’expliquer par la suppression de l’essence plombée, la diminution des concentrations en plomb dans l’alimentation et le traitement des eaux usées de distribution.
La découverte d’environ 500 cas de saturnisme chaque année indique cependant qu’il persiste « des situations de surexposition de l’enfant qui doivent être repérées afin d’agir sur les conditions de vie », soulignent les auteurs. La présence de peinture au plomb dans le logement familial reste en effet un facteur de risque prépondérant.
* Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n°44 du 18/11/08.