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L’excès de fer impliqué dans la maladie de Parkinson


Selon des chercheurs français, limiter l’excès de fer dans les neurones permettrait de protéger contre la maladie de Parkinson. Une nouvelle voie thérapeutique s’ouvre.

Panorama du Médecin, 3 novembre 2008

Les causes de la maladie de Parkinson sont encore mal connues, mais l’observation de cerveaux de malades décédés a montré que les neurones dopaminergiques qui dégénèrent ont une concentration en fer élevée par rapport à la normale. Pour mettre en évidence ce lien entre la maladie et le fer, des chercheurs français (INSERM, CNRS, Université Pierre et Marie Curie) ont travaillé sur des souris chez qui ils ont induit chimiquement la maladie de Parkinson.
Ils ont alors constaté que le nombre de « transporteurs DMT1 » qui importent le fer dans les cellules nerveuses doublait chez ces souris et que les concentrations de fer augmentaient fortement dans les cellules. Ils ont ensuite inhibé l’activité des DMT1 chez certains rongeurs et les ont soumis à la même quantité de toxine censée provoquer la maladie de Parkinson. Résultat : les souris dont l’activité des DMT1 avait été diminuée étaient deux fois moins atteintes que les autres.
* Divalent metal transporter 1 (DMT1) contributes to neurodegeneration in animal models of Parkison’s disease. PNAS, 27/10/08.