Une étude italienne confirme qu’une éducation poussée et une profession sollicitant beaucoup le cerveau préservent des pertes de mémoire associées à la maladie d’Alzheimer.
Panorama du Médecin, 27 octobre 2008
Une équipe de chercheurs milanais, dirigée par Valentina Garibotto (Université San Raffaele et Institut national des Neurosciences), a étudié le cerveau de 242 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, 72 hommes et femmes souffrant de troubles amnésiques légers et 144 volontaires n’ayant pas de problèmes de mémoire. D’après leurs analyses par imagerie (tomographie à émission de positrons), les cerveaux des personnes ayant une profession qui exige des compétences intellectuelles et une éducation poussée semblent à même de compenser les dégâts de la maladie et restent en fonction malgré les dégâts subits.
Les résultats de cette étude viennent ainsi conforter des recherches antérieures menées sur la maladie d’Alzheimer et d’autres formes d’atteintes cérébrales : l’éducation et les activités qui sollicitent largement le cerveau créent une forme de protection contre les effets de la démence, une « réserve cognitive ».
Source : Education and occupation as proxies for reserve in a MCI converters and AD. Neurology, octobre 2008;71:1342-49.