Des chercheurs américains sont parvenus à redonner de la mobilité aux poignets de macaques temporairement paralysés, en contrôlant l’activité d’une seule cellule cérébrale.
Panorama du Médecin, 20 octobre 2008
Une équipe de Seattle a démontré que les singes pouvaient apprendre à utiliser un système de connexion artificielle directe entre des cellules du cortex moteur - la zone du cerveau qui contrôle les mouvements volontaires - et un membre paralysé temporairement par injection d’anesthésiques. Et elle a découvert que la cellule nerveuse utilisée par les singes n’était pas nécessairement une cellule « spécialiste » de la commande des mouvements.
Selon les chercheurs, le développement de ce système, du domaine de la recherche sur « l’interface cerveau-machines », qui a permis aux primates de se servir d’un seul neurone pour bouger les muscles de leur poignet, pourrait déboucher sur la mise au point de « neuroprothèses relativement naturelles ». Ils estiment qu’en affinant la méthode, des gestes plus complexes nécessitant la synergie de 10 ou 15 muscles pourraient être obtenus à partir d’une seule cellule cérébrale. Mais avant de passer à l’homme, bien des obstacles restent à franchir…
Source : Direct control of paralysed muscles by cortical neurone. Sur le site de Nature, 15/10/08.