Les résultats de l’enquête EPIPAGE, menée en France depuis 1997, indiquent qu’à l’âge de 5 ans, 40 % des anciens grands prématurés présentent des troubles moteurs, sensoriels ou cognitifs.
Panorama du Médecin, 10 mars 2008
L’enquête EPIPAGE (Etude épidémiologique sur les petits âges gestationnels)* met pour la première fois en rapport, de manière détaillée, la fréquence des déficiences des anciens grands prématurés avec la durée de la grossesse. Menée depuis 1997 par l’unité Inserm 149, cette étude consistait à suivre régulièrement 1 817 grands prématurés (nés avant 33 semaines de grossesse), comparés à 666 enfants nés à terme la même année. Résultat : à 5 ans, un tiers des anciens grands « prémas » requièrent encore une prise en charge médicale ou paramédicale (42 % de ceux nés entre 24 et 28 semaines), contre 16 % de ceux nés à terme. Au total, près de 40 % d’entre eux présentent une déficience (motrice, sensorielle ou cognitive) plus ou moins sévère. 9 % ont une paralysie cérébrale avec troubles moteurs, 32 % ont un score de capacités cognitives (équivalant au QI) inférieur à 85 et 12 % inférieur à 70 (contre 12 % et 3 % dans le groupe de référence). Enfin, 1 % présentent des déficiences visuelles sévères.
* The Lancet, 2008 :371;813-20