Les travaux d’une équipe de l’université de Philadelphie tendent à montrer qu’il est possible de rendre résistantes au virus du sida les cellules immunitaires qu’il infecte en premier.
Panorama du Médecin, 7 juillet 2008
Normalement, le virus pénètre dans certains globules blancs, les lymphocytes T, en se fixant sur un récepteur de surface (CD4) et sur un corécepteur (CCR5 ou CXCR4). Mais chez les porteurs d’une mutation du gène CCR5, la molécule présente à la surface du lymphocyte T n’est pas fonctionnelle, ce qui empêche le VIH de l’employer pour infecter la cellule et explique que certaines personnes présentent une résistance naturelle à l’infection par le VIH.
C’est ce blocage de la « porte d’entrée » qu’a reproduit l’équipe américaine en utilisant une technique de correction des anomalies du génome, dite « des protéines en doigt de zinc ». Les chercheurs ont ensuite transféré des lymphocytes modifiés ou non chez des souris et constaté que les animaux ayant reçu les cellules porteuses de la version désactivée du gène CCR5 avaient une charge virale plus basse et un taux plus élevé de lymphocytes T CD4+.
Mais prudence, cette nouvelle approche reste à confirmer…
Source : Nature Biotechnology, publication en ligne du 29/06/08