Parce que la Guyane reste le département français le plus touché par l’épidémie de sida, le Conseil national du sida plaide pour une action politique à la hauteur des enjeux.
Panorama du Médecin, 17 mars 2008
C’est en Guyane que le taux moyen annuel de découverte de séropositivité est le plus élevé (> 250 par million d’habitants). Plus de 1 % des femmes enceintes sont infectées par le VIH et 43 % des séropositifs sont pris en charge trop tardivement. Cette situation est en rapport avec le contexte économique et démographique (taux de chômage et de natalité élevés) mais, selon le Conseil national du sida (CNS) - dont les membres se sont rendus récemment en Guyane - la stigmatisation et la discrimination, dont font toujours l’objet les personnes infectées par le VIH, constituent des barrières au dépistage, à la prévention et à la prise en charge.
Le CNS recommande donc aux pouvoirs publics de s’inspirer des modèles de lutte contre le VIH promus dans les pays d’épidémiologie généralisée (et non pas du modèle métropolitain) ainsi que des actions énergiques (dépistage ciblé avec des tests rapides, effort de prévention en direction des plus de 50 ans, des homosexuels et des prostituées, etc.).
* Source : rapport du CNS, 17/03/08