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Sida : une découverte relance l’espoir d’un vaccin


La découverte d’un gène pouvant jouer un rôle clé dans la production d’anticorps qui neutralisent les rétrovirus comme le VIH ouvre une nouvelle voie vers la mise au point d’un vaccin antisida.

Panorama du Médecin, 15 septembre 2008

Des chercheurs américains du Gladstone Institute (San Francisco) ont découvert chez la souris qu’un gène baptisé Apobec 3, présent au même endroit sur le chromosome humain, était impliqué dans la production d’anticorps capables de neutraliser les rétrovirus comme celui du sida. Des études précédentes avaient déjà montré que les protéines produites par Apobec 3 avaient des propriétés anti-VIH et que la région du chromosome où se situe ce gène influait sur la capacité du virus à infecter l’organisme.
Ceci pourrait expliquer pourquoi la plupart des individus ne fabriquent pas d’anticorps contre le VIH et que certains seulement ne deviennent jamais séropositifs malgré de nombreux contacts sexuels avec des partenaires infectés.
Pour les auteurs, des recherches approfondies sur la fonction du gène Apobec 3 pourraient conduire à la mise au point de médicaments et même de vaccins contre le sida, le rôle d’un vaccin étant précisément de stimuler la production d’anticorps visant un virus en particulier.
* Santiago Mario L et al. « Apobec3 Encodes Rfv3, a Gene Influencing Neutralizing Antibody Control of Retrovirus Infection ». Science 5 September 2008: Vol. 321. no. 5894, pp. 1343 – 1346