Les campagnes de sensibilisation menées par le ministère de la Santé depuis 2002 ont porté leurs fruits : la consommation d’antibiotiques a diminué de 23 % en l’espace de cinq ans.
Panorama du Médecin, 17 novembre 2008
Les antibiotiques, ce n’est plus « automatique » pour reprendre le slogan des campagnes d’information du ministère de la Santé… Les chiffres de la Caisse nationale d’Assurance-Maladie (CNAM) montrent en effet que la France fait maintenant figure de bonne élève, avec une baisse de 23 % en cinq ans, alors qu’elle était en tête du classement des pays européens les plus consommateurs d’antibiotiques. Ce succès s’explique aussi par la mise à disposition de tests de diagnostic rapide des angines (pour différencier leur origine, virale ou bactérienne) et par une action ciblée auprès des généralistes.
Aujourd’hui, les Français sont moins nombreux à demander à leur médecin de prescrire des antibiotiques pour leur enfant malade : 25 % contre 45 % en 2001.
Conséquence de cette consommation raisonnée d’antibiotiques : la résistance des microbes aux antibiotiques a également baissé. La proportion de pneumocoques résistants à la pénicilline est ainsi passée de 47 % en 2001 à 34,5 % en 2005.
Source : Colloque à la Direction générale de la Santé (DGS), 11/08.