Rubéole, toxoplasmose, listériose, infection à VIH… le nombre d’infections congénitales transmises de la mère à l’enfant a sensiblement diminué ces dernières années en France. Mais on peut encore faire mieux.
Panorama du Médecin, 14 avril 2008
Les infections rubéoleuses durant la grossesse ont été divisées par 20 ces dix dernières années et le nombre de listérioses materno-néonatales est passé de 500 en 1986 à 50 en 2006. Grâce au dépistage néonatal et à la prophylaxie antirétrovirale, le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant a lui aussi chuté : 0,4 % en 2004 contre 17 % avant 1994. Par ailleurs, les infections néonatales à streptocoque B, estimées à 0,69 pour 1000 naissances en 1997, sont tombées à 0,23 en 2006.
On peut cependant faire mieux. Les infections à cytomégalovirus (CMV) restent fréquentes avec, chaque année, une moyenne de 277 infections congénitales détectées. Des progrès sont également possibles pour la vaccination contre la rubéole, la sérovaccination des nouveau-nés de mères infectées par le virus de l’hépatite B ou encore l’accès précoce à la prise en charge spécialisée du VIH durant la grossesse.
Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire n°14-15 du 08/04/08