Selon des travaux américains, une réaction insuffisante des centres du plaisir du cerveau quand on mange pousse à manger davantage et constituerait une cause d’obésité.
Panorama du Médecin, 27 octobre 2008
Les chercheurs savent que la génétique joue un rôle dans la survenue de l’obésité et soupçonnent la dopamine, un médiateur cérébral important dans la sensation de plaisir. Mais des Américains viennent de montrer pour la première fois chez des jeunes femmes volontaires - à l’aide d’un système d’imagerie cérébrale - que les obèses ont moins de récepteurs dopaminergiques et donc moins de plaisir en mangeant que les minces.
Chez les femmes en surpoids, le striatum dorsal, le centre du plaisir riche en dopamine, réagissait en effet bien moins à la consommation d’une boisson lactée au chocolat que chez les minces. Ce qui les pousserait à manger davantage pour compenser le déficit de plaisir.
Les chercheurs ont aussi mis en évidence que cet effet était amplifié chez les femmes présentant une variante génétique particulière (TaqA1). Une étude prospective a d’ailleurs montré que celles qui possédaient cette version du gène risquaient plus de grossir dans l’année.
Source: « Relation between obesity and blunted striatal response to food is moderated by TaqA1 allele ». Science, 17/10/08.