Une étude canadienne démontre que les enfants dont la mère a souffert de diabète pendant la grossesse ont deux fois plus de risque d’avoir des retards de langage.
Panorama du Médecin, 17 novembre 2008
Des chercheurs canadiens (Université de Laval) ont étudié 1835 enfants nés au Québec entre octobre 1997 et juillet 1998 et 998 jumeaux nés entre novembre 1995 et juillet 1998 en comparant ceux nés de mères ayant souffert de diabète gestationnel aux autres. Tous ont subi une douzaine de tests (de vocabulaire et de grammaire) entre l’âge de 18 mois et de 7 ans.
Tous les tests sauf un indiquent que les résultats des enfants de mères diabétiques sont en moyenne moins bons. A 18 mois, par exemple, ces enfants connaissaient de 4 à 12 mots de moins sur une échelle qui en comptait 77 et à 30 mois, l’écart pouvait atteindre 10 mots sur une échelle de 100 mots. Au total, le risque de retard de langage apparaît deux fois plus élevé chez ces enfants et, plus étonnant, l’écart persiste à l’âge de 7 ans. Selon les chercheurs, cette différence s’expliquerait par l’exposition du cerveau du fœtus à des taux élevés ou fluctuants de glucose.
Source: « Gestational diabetes hinders language developement in offspring ». Pediatrics, 5/11/08;122(5):1073-79.