Des chercheurs italiens montrent, chiffres à l’appui, l’intérêt des ECG de repos et d’effort pour détecter des anomalies cardiaques silencieuses chez les sportifs de compétition.
Panorama du Médecin, 14 juillet 2008
En Italie, depuis 25 ans, les athlètes voulant pratiquer un sport en compétition officielle doivent subir deux électrocardiogrammes (ECG), l’un au repos l’autre à l’effort. C’est ce qui a permis à une équipe de l’Institut de Médecine du sport de Florence d’analyser les données concernant 30 065 sportifs soumis à cette évaluation cardiovasculaire.
L’ECG au repos a ainsi permis de repérer 348 sportifs présentant des anomalies et l’ECG d’effort 1 459. Selon les chercheurs, sur les 159 personnes finalement déclarées inaptes au sport pour des problèmes cardiaques (troubles de la conduction ou du rythme, maladies coronaires…) identifiés à la suite de ces ECG, seulement 6 auraient été repérées par les examens physiques et les entretiens avec le médecin, c’est-à-dire le bilan de base considéré comme suffisant dans plusieurs pays européens. Et 8 sur 10 n’auraient pas été repérées par le seul ECG au repos.
Ces chiffres plaident en faveur de la pratique des deux ECG chez les sportifs de haut niveau.
* British Medical Journal, 03/07/2008