Des chercheurs américains ont montré que plus de 60 % des personnes ayant subi une blessure traumatisante souffrent toujours un an après.
Panorama du Médecin, 25 mars 2008
L’équipe de l’Université de Washington (Seattle), dirigée par Frederick P. Rivara*, a suivi 3 047 patients âgés de 18 à 84 ans et ayant survécu à une blessure très traumatisante (membre cassé, traumatisme abdominal ou à l’épaule, blessure à la tête) suite à un accident de la route ou à une chute par exemple. 12 mois après, 62,7 % d’entre eux se plaignaient toujours de douleurs assez importantes (cotées en moyenne 5,5 sur une échelle de 10 points) qui, pour la plupart, n’étaient pas localisées dans une seule partie du corps.
Selon les auteurs, l’existence d’une douleur trois mois après l’accident est prédictive de la persistance de celle-ci à un an et aussi d’une plus grande sévérité. Par ailleurs, les individus souffrant d’une douleur chronique apparaissent plus exposés à la dépression et risquent davantage de ne pas retravailler normalement. Autant de raisons qui doivent inciter à mieux prendre en compte ce type de douleur, et plus précocement.
* Archives of Surgery 2008;143(3):282-87