La polygraphie ventilatoire un examen qui permet l’enregistrement des fonctions respiratoires et ne renseigne que sur la respiration au cours du sommeil alors que la polysomnographie apporte plus de renseignements.
Paru le 18/01/2007 - Mise à jour le 16/01/2007
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La polygraphie ventilatoire
Elle est indiquée pour le diagnostic précoce des troubles respiratoires, le contrôle de l’efficacité du traitement par pression positive continue, la détection des troubles cardiaques nocturnes. Elle est très importante dans le dépistage du Syndrome d’Apnée du Sommeil.
Elle est généralement effectuée à l’hôpital où le patient vient passer une nuit.
En fin d’après midi à l’hôpital, différents appareils sont adaptés au patient. Généralement, il s’agit :
d’un capteur de flux respiratoire placé sous le nez qui détecte le flux de l’air qui passe par les narines ou parfois par les narines et la bouche. Aujourd’hui, on place le plus souvent ce qu’on appelle des « lunettes nasales », représentées par un petit tuyau qui se place sous le nez avec une bifurcation pour chaque narine.
des électrodes destinées à renseigner sur l’activité du cœur, et notamment sur la fréquence cardiaque ;
d’un oxymètre placé au bout d’un doigt pour mesurer l’oxygénation du sang.
d’un microphone, collé à la base du cou et qui analyse le ronflement.
d’un capteur de position qui précise si les évènements respiratoires surviennent dans une position particulière.
Tous ces capteurs sont reliés à un petit boîtier où toutes les données sont enregistrées et seront récupérées le lendemain pour être analysées.
La polysomnographie
Elle apporte des renseignements plus complets que la polygraphie du sommeil. Outre l’enregistrement des signaux respiratoires précédents, la polysomnographie recueille d’autres signaux qui permettent de reconnaître la succession des différents stades de sommeil.
L’analyse du sommeil est réalisée à partir de l’enregistrement simultané de :
l’électroencéphalogramme (EEG) à partir d’électrodes placées sur le cuir chevelu, -
l’électromyogramme (EMG) à partir d’électrodes qui enregistrent le tonus musculaire
l’électro-oculogramme (EOG) qui enregistre les mouvements des yeux grâce à des électrodes placées au bord externe des yeux.
D’autres signaux sont parfois enregistrés :
les mouvements des muscles des jambes en particulier en cas de suspicion de syndrome des jambes sans repos ;
la température corporelle
la pression oesophagienne, témoin de la pression intra-thoracique.