La contamination par le virus de l’hépatite C (VHC) nécessite le contact entre le sang d’un sujet infecté et le sang d’une personne indemne.
Paru le 13/12/2007 - Mise à jour le 31/10/2006
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Les causes de contamination
Causes principale
toxicomanie par voie intraveineuse (aiguille), une enquête récente* montre que près de 60% des usagers de drogue est séropositive pour le VHC et 11% pour le VIH *,
transfusion sanguine pratiquée avant 1992.
Autres causes
toxicomanie par voie pernasale (avec utilisation d’une paille),
infection nosocomiale (contractée à l’hôpital) : des cas ont été rapportés après endoscopie, séances d’hémodialyse en cas de défaut de stérilisation des appareils,
actes chirurgicaux,
tatouage, piercing, soins dentaires …
transmission de la mère à l’enfant : rare en l’absence de co-infection par le VIH.
contamination sexuelle : possible en cas de contact avec le sang du partenaire infecté, mais est probablement exceptionnelle en France.
Contamination inconnue dans 20% des cas.
A qui s’adresse le dépistage ?
Aux personnes exposées à des actes médicaux ou ayant des comportements à risque de contamination élevé
aux personnes ayant été transfusées avant 1992 ou ayant reçu une greffe de tissu, de cellules ou d’organe avant 1992,
aux personnes ayant utilisé au moins une fois dans leur vie des drogues par voie intraveineuse, quelle que soit la date d’utilisation,
aux enfants nés de mère séropositive pour le VHC,
aux patients hémodialysés,
aux patients découverts séropositifs pour le VIH.
Aux personnes ayant un facteur d’exposition avec un risque faible
partenaires sexuels de sujets contaminés par le VHC,
membres de l’entourage familial des patients contaminés,
individus incarcérés ou ayant été incarcérés,
personnes ayant eu un tatouage ou un piercing avec du matériel non à usage unique,
personnes ayant eu de la mésothérapie sans matériel à usage unique ou del’acupuncture sans utilisation d’aiguilles personnelles ou à usage unique,
personnes ayant des examens biologiques révélant une inflammation hépatique sans cause connue,
sujets originaires ou ayant reçu des soins dans certains pays où le VHC est très présent : Asie du Sud-Est, Moyen-Orient, Afrique, Amérique du Sud.
Les professionnels de santé doivent être dépistés en cas d’accident d’exposition au sang.
Attention !
Un test positif ne signifie pas obligatoirement l’existence d’une hépatite virale chronique C mais prouve que la personne a été infectée par le VHC. Environ 20 % des personnes infectées éliminent le virus, guérissent spontanément sans traitement et ne développent pas d’hépatite chronique C. Chez ces personnes, les anticorps persistent en général dans le sang donnant un résultat positif au test.
Bibliographie
* BEH, 5 septembre 2006
Dépistage de l’hépatite C – Populations à dépister et modalités du dépistage. ANAES / Service des recommandations et références professionnelles / Janvier 2001