Le cancer du poumon représente la première cause de décès chez l’homme et la troisième chez la femme. C’est une maladie fréquente dont le tabac est le principal responsable.
Paru le 16/10/2006 - Mise à jour le 03/10/2006
Santea.com
Il existe deux grands types de cancer du poumon (ou cancer bronchique) :
les cancers à “petites cellules”
les cancers “non à petites cellules, bien plus fréquents
Leur évolution et leur traitement sont différents.
La femme de plus en plus atteinte
Le nombre de nouveaux cas annuels de cancer du poumon est estimé à environ 23 000 chez l’homme et 45 00 chez la femme.
Selon une analyse de l’Institut national de veille sanitaire (Invs), la tendance de la mortalité par cancer du poumon en France entre 2010-2014 serait de 75,7 pour 100 000, soit une diminution de 3 % par rapport à la période 2000-2004. Chez la femme, l'accroissement entre les deux périodes atteindrait 60 % : 14,1 pour 100 000 en 2000-2004 et 22,5 pour 100 000 en 2010-2014 !
Les responsables
Il est difficile de savoir pourquoi certaines personnes développent un cancer et d’autres pas.
Ce que l’on sait en tout cas, c’est que dans le cas du cancer du poumon, le tabac est le principal facteur de risque, responsable d'environ 85 % des cas. Le risque est d'autant plus important que l'on a commencé à fumer jeune. Enfin, le tabagisme passif est lui aussi un facteur de risque. Le cancer du poumon survient plus de neuf fois sur dix chez des personnes qui ont fumé pendant au moins 10 ans.
Dans 10 % des cas, le cancer est lié à une cause professionnelle, en rapport avec des substances cancérigènes, comme l'amiante, les goudrons, l'arsenic, etc.
On sait aussi que le cancer du poumon est plus fréquent en ville, ce qui mettrait en cause la pollution atmosphérique.
Quels sont les signes d’un cancer du poumon
Plusieurs signes peuvent conduire à la découverte d’un cancer bronchique mais ne sont pas spécifiques de ce cancer. Ils peuvent exister sans cancer ou être les témoins d’autres maladies. Il s’agit : d’une toux chronique, d’infections pulmonaires à répétition, d’une perte d’appétit, d’un amaigrissement, d’une fatigue inexpliquée, d’un essoufflement, de douleurs thoraciques, de crachats de sang…
Parfois, le premier signe est une anomalie décelée sur une radiographie thoracique de routine ou effectuée pour une toute autre raison comme une fracture de côte par exemple.
Quels sont les examens prescrits pour faire le diagnostic?
Une radiographie des poumons peut révéler une image anormale pulmonaire ou un épanchement pleural. Le médecin prescrit alors :
un scanner thoracique destiné à faire un bilan topographique de la lésion et de l’état des poumons,
une fibroscopie bronchique grâce à laquelle on peut visualiser l’intérieur des bronches et faire des prélèvements, par aspiration et par biopsie (voir fiche fibroscopie bronchique). Cet examen est nécessaire pour un diagnostic de certitude.
Si la tumeur s’avère être un cancer, d’autres examens vont être prescrits selon les symptômes :
un prélèvement des ganglions du médiastin (partie du thorax qui est située entre les poumons et qui contient le cœur, l’aorte et les gros vaisseaux, la trachée et l’œsophage) peut être envisagé,
un scanner abdominal,
un scanner cérébral
une scintigraphie osseuse...