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La maladie expliquée  

Cancer de l’ovaire

Le cancer de l’ovaire touche environ 3500 à 4000 femmes chaque année en France. Il tire sa gravité du fait que dans la majorité des cas le diagnostic est tardif à un stade où le cancer est déjà étendu.

Paru le 13/10/2006 - Mise à jour le 10/10/2006


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Les signes

Malheureusement il n’existe aucun signe clinique caractéristique de tumeur ovarienne. Celle- ci peut se manifester par :

  • des douleurs pelviennes ou abdomino-pelviennes plus ou moins vagues pouvant irradier vers le dos et les aines,

  • une sensation de pesanteur abdominale,

  • une augmentation progressive de volume de l'abdomen, pouvant être due au volume tumoral et/ou à de l'ascite (épanchement de liquide abdominal),

  • des saignements gynécologiques,

  • des troubles dus à la compression provoquée par la tumeur : constipation, faux besoins, difficultés à uriner, envies fréquentes d’uriner, incontinence des urines, gonflement des membres inférieurs (oedèmes), phlébite, voire subocclusion intestinale,

  • des difficultés respiratoires, une pleurésie.

Le médecin peut percevoir une masse dure proche de l’utérus ou encore un épanchement de liquide dans l’abdomen (ascite).

Comment fait-on le diagnostic ?

  • C’est l’échographie qui est l’examen le plus utile au diagnostic. Elle recherche des signes suspects de malignité. Elle est réalisée par voie abdominale (vessie pleine) et vaginale.

    Elle repère une masse ovarienne et elle permet de préciser sa consistance.

    Un signe important de malignité est représenté par les irrégularités des parois de la masse.

  • A partir du moment où une tumeur existe, une intervention chirurgicale s’impose. Le scanner et l’IRM sont donc d’intérêt limité mais peuvent être intéressants dans certains cas.

  • Le diagnostic doit être confirmé pendant l’intervention par l’examen anatomo-pathologique d’une biopsie.

Qu’est-ce qu’une tumeur frontière ?

C’est une forme intermédiaire entre tumeur bénigne et cancer. Elle survient généralement à un âge plus précoce que le cancer de l’ovaire et représente 10 à 15% des tumeurs ovariennes.

Elles sont beaucoup moins agressives que les précédentes et leur pronostic est bon.