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Allergie alimentaire et aliments responsables

Heureusement plus rare que d’autres formes d’allergie comme l’asthme ou la rhinite allergique, l’allergie alimentaire pose un problème de santé publique car elle peut être grave. Tour d’horizon des aliments allergisants.

Paru le 13/12/2007 - Mise à jour le 29/05/2007

Santea.com


En France, on estime que l’allergie alimentaire touche de 2 à 4% de la population et 8% des enfants (1).

L’allergie alimentaire est une réaction anormale du système immunitaire de l’organisme à une substance allergisante (allergène) contenue dans un aliment. Elle peut se manifester de différentes façons : un simple gonflement de lèvres, des diarrhées ou des vomissements, de l’urticaire, un eczéma atopique (chez le tout-petit), de l’asthme. Plus grave mais plus rare, elle peut se traduire par un œdème de Quincke (gonflement généralisé) ou un choc anaphylactique, ce dernier pouvant être mortel.

Lorsqu’on souffre d’allergie alimentaire, la seule solution est d’éviter le ou les aliments responsables.

Les principaux aliments allergisants

A l’âge adulte : les fruits et les légumes sont en cause dans la moitié des cas : avocat, kiwi, céleri, pomme, fruits à coques (noix de toutes sortes). Viennent ensuite l’œuf, l’arachide, le sésame, les poissons et crustacés, le blé (1).

Pendant l’enfance : 74,1% des allergies alimentaires des moins de 15 ans se concentrent sur cinq aliments : œuf, arachide, lait de vache, poisson, moutarde (1).

Les allergènes d’origine animale

Le lait de vache. C’est le premier responsable d’allergie alimentaire chez le bébé. Beaucoup d’adultes ne supportent pas le lait parce qu’il leur manque une enzyme pour digérer le lactose, mais le mécanisme est différent de celui d’une allergie.

L’œuf. Il arrive en tête des allergies alimentaires de l’enfant (34% des cas) (1). Il est très présent dans les aliments industriels comme ingrédient ou additif.

Le poisson. Il est en cause chez 3% des adultes et 5% des enfants souffrant d’allergie alimentaire (1).

Les crustacés et mollusques. En cause chez 3% des adultes et 2% des enfants souffrant d’allergie alimentaire (1). Les crustacés sont plus souvent incriminés, crevette en tête.

Les allergènes d’origine végétale

L’arachide. Elle semble de plus en plus souvent mise en cause, chez l’enfant comme chez l’adulte, avec une sensibilisation précoce. Présent dans de nombreux aliments industriels, c’est l’un des allergènes les plus dangereux.

Les noix et autres fruits à coques. Ce sont surtout les amandes, les noix du Brésil, les noix de cajou, les noisettes, les noix Macadamia, les noix de pécan, les pignons et les pistaches.(1)

Le sésame. D’apparition récente, l’allergie au sésame progresse, en raison notamment de son utilisation dans les plats asiatiques.(1)

Le soja. L’allergie au soja s’est développée récemment. On trouve du soja dans des produits de nature très diverse, (viande hachée, plats cuisinés…). Les enfants allergiques au lait de vache risquent de développer une hypersensibilité à ce produit. C’est la raison pour laquelle le Comité de nutrition de la Société française de pédiatrie déconseille les préparations à base de soja dans la prévention des manifestations allergiques (2) et préconise l’utilisation en première intention d’un hydrolysat de protéines en cas d’allergie avérée au lait de vache.

Les céréales. Le blé et le seigle sont les principales céréales incriminées.

Les fruits et légumes. Il peut s’agir de la pomme, de la poire, de la carotte, du céleri, de la coriandre, du kiwi, de l’avocat, de la banane. Leurs allergènes étant en général sensibles à la chaleur, le fait de cuire les aliments permet en général de les manger sans risques.

L’information par l’étiquetage

Depuis le 25 novembre 2005, les allergiques sont mieux informés : en application d’une directive européenne (3), les produits alimentaires industriels mis en vente à partir de cette date doivent obligatoirement mentionner la présence de l’un des douze principaux ingrédients allergisants. Un nouvel étiquetage a été mis en place : la mention « peut contenir » ou « présence possible de » peut être ajoutée à la suite de la liste exhaustive des ingrédients, ceci pour se prémunir de toute présence fortuite d’un allergène.

Bibliographie

  1. Allergies alimentaires. Connaissances, clinique et prévention. Afssa, janvier 2004.

  2. Comité de Nutrition de la Société Française de Pédiatrie : Préparations pour nourrissons et préparations de suite à base de protéines de soja : données actuelles. Arch Pediatr 2001 ; 8 : 1226-1233).

  3. Directive 2003/89/CE du Parlement européen et du conseil.