Maladie d’Alzheimer: la solitude multiplie le risque par deux

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Maladie d’Alzheimer: la solitude multiplie le risque par deux

Selon une étude américaine récente, solitude et maladie d’Alzheimer sont liées: chez les personnes âgées souffrant le plus d’isolement, le risque augmenterait de 50 %.

Panorama du Médecin, 26 février 2007


On savait que l’activité intellectuelle, l’exercice physique et les mesures de prévention des atteintes vasculaires cérébrales réduisaient le risque de développer une maladie Alzheimer. L’enquête menée par une équipe du Rush University Medical Center (Chicago)* tend aujourd’hui à démontrer que la solitude représente un facteur de risque important.
Les chercheurs ont examiné pendant 4 ans 823 volontaires âgés de 80 ans en moyenne, ne présentant au départ aucun trouble neurologique. Leurs réponses à un questionnaire répété chaque année a permis d’évaluer leur degré d’isolement social (présence ou absence de conjoint, nombre d’enfants, fréquence des visites, des appels téléphoniques, de sorties, des réunions entre amis…) à l’aide d’une échelle compris entre 1 et 4. Les performances cognitives ont également été évaluées tous les ans par des tests standardisés de façon à repérer les premiers symptômes de la maladie.
Sur les 823 personnes sélectionnées, 76 ont développé une démence de type Alzheimer. D’après l’analyse des tests et des questionnaires, les personnes ayant le sentiment de solitude le plus élevé (score de 3,2 en début d’enquête) avaient 2,1 fois plus de risque de sombrer dans la maladie que celles se plaignant le moins d’être seules (score de 1,3). Mais les résultats des autopsies pratiquées chez les 90 personnes décédées durant l’enquête n’ont pas montré la présence de lésions typiques de la maladie d’Alzheimer (plaques amyloïdes, neurofibrilles…). Conclusion du Pr Robert Wilson: l’isolement social pourrait affecter des parties du cerveau en relation avec la connaissance et la mémoire, rendant les personnes plus vulnérables aux effets du déclin lié à l'âge.

* Parue dans la revue ´Archives of General Psychiatryª de février 2007.

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