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Les cas de choléra importés en France enregistrés entre 1973 et 2005 sont de moins en moins nombreux et les malades contaminés viennent aujourd’hui non plus du Maghreb mais d’Asie et d’Afrique de l’Ouest.
Panorama du Médecin, 10 septembre 2007
Une étude rétrospective (1973-2005) montre que 129 cas de choléra importés sur le territoire français métropolitain (confirmés biologiquement par le Centre national de référence des vibrions et du choléra de l’Institut Pasteur de Paris) ont fait l’objet d’une fiche de déclaration, soit en moyenne 4 cas par an. Le nombre de cas d’importation est donc faible et en recul : 4 malades seulement entre 2000 et 2005 contre 30 en 1986.
Les auteurs* font cependant remarquer qu’avec la « démocratisation » des moyens de transport permettant à un nombre croissant de Français de voyager chaque année pour faire du tourisme ou de retourner en vacances dans leur pays d’origine, la provenance des cas de choléra a évolué. L’Asie, l’Afrique Centrale, l’Afrique de l’Ouest, destinations touristiques prisées et sources d’immigration récente, mais aussi, dans une moindre mesure, l’Amérique du Sud apparaissent comme de nouvelles zones d’infection. Il s’agit principalement de vacanciers, souvent adeptes du tourisme « sac à dos » et, c’est nouveau, de plus en plus âgés. Les cas d’importation notifiés après cette étude, en 2006 et 2007, chez des touristes retraités de retour d’Inde, confirment cette tendance et ce profil.
Les auteurs notent aussi que si les cas de choléra importés ne sont pas sous-déclarés (leur déclaration est obligatoire), la sous-détection des cas présentant un tableau clinique non classique, plus fréquents avec la diversification des lieux d’infection et l’âge des patients, est possible.
* Tarantala A et coll. Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH ), n°34 du 4/9/07.
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