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Connaissez-vous vos facteurs de risque ?Le vaccin contre la coqueluche a fait chuter le nombre de cas, mais on assiste à une réémergence de la maladie chez les nourrissons, trop souvent confondue avec une rhinopharyngite.
Panorama du Médecin, 25 juin 2007
Le vaccin contre la coqueluche, administré en trois injections à l’âge de 2, 3 et 4 mois, est efficace. Depuis sa généralisation il y a une quarantaine d’années, il a fait chuter le nombre de cas, mais la coqueluche est une maladie plus rebelle qu’on ne le pensait. En France, elle reste la 3ème cause de décès provoqués par une bactérie (tous âges confondus) et la 1ère chez les nourrissons de moins de 2 mois. Depuis 1996, 35 décès ont été enregistrés.
Depuis une dizaine d’années, on observe en effet, chez les tout-petits, une réémergence de la coqueluche due à un changement de sa transmission. En cause : l’absence de rappel vaccinal après 18 mois (le 2ème rappel entre 11 et 13 ans est seulement recommandé) et le faible taux de souches circulantes dans la population à l’origine de « rappels naturels ». La maladie ne se transmet donc plus d’enfant à enfant comme autrefois mais d’adulte à nouveau-né. Malheureusement, comme l’ont expliqué récemment des experts* réunis à Nantes, la coqueluche est difficile à diagnostiquer. Chez les tout-petits, elle est encore souvent confondue avec une rhinopharyngite. Or c’est une maladie dangereuse, notamment chez les moins de 3 mois, qui provoque une détresse respiratoire grave et peut entraîner la mort. L’utilisation de la nouvelle technique de diagnostic moléculaire, la PCR (Polymerase Chain Reaction), beaucoup plus rapide et efficace que la mise en culture, pourrait améliorer le diagnostic. Les premiers résultats d’une étude nationale (DIAMOCOQ), lancée en mai 2006, devraient inciter à généraliser cette technique. Il y a un hic : son coût élevé.
* Spécialistes de l’Institut Pasteur de Paris et biologistes du CHU de Nantes dont le Dr Sophie Gibaud (laboratoire de bactériologie et d’hygiène).
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