Le développement à l’Institut Pasteur d’un modèle murin du Chikungunya va permettre de mieux comprendre la maladie et de tester de futurs vaccins et traitements.
Panorama du Médecin, 18 février 2008
Depuis l’épidémie qui a touché particulièrement l’île de la Réunion, on sait encore mal comment le virus du Chikungunya affecte l’organisme et quels sont les facteurs responsables des cas graves, avec troubles neurologiques. La mise au point récente par des chercheurs de l’Institut Pasteur* du premier modèle animal de cette infection – des souris capables de mimer la maladie – a déjà permis d’identifier quels tissus et cellules sont touchés par le virus dans les formes bénignes et dans les formes graves. Les chercheurs ont également montré que la cible cellulaire du virus était le fibroblaste et étudié la transmission du virus de la mère à l’enfant, une complication décrite pour la première fois lors de l’épidémie réunionnaise.
Au-delà, ce modèle murin constitue un outil expérimental pour tester in vivo les futurs traitements et vaccins contre cette maladie virale émergente.
* Equipes de M. Lecuit (groupe Micro-organismes et barrières de l’hôte, Institut Pasteur/Equipe Avenir Unité Inserm 604) et de M. Albert (Immunologie des cellules dentritiques, Institut Pasteur/Unité Inserm 818). PLoS Pathogens, 15 février 2008
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