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L’Agence de la biomédecine rappelle que le protocole appliqué dans le cas d’un prélèvement sur personne décédée après arrêt cardiaque doit satisfaire aux dispositions éthiques et déontologiques.
Panorama du Médecin, 21 avril 2008
En France comme en Espagne, aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, le prélèvement sur donneur décédé après un arrêt cardiaque est très encadré. Il a d’ailleurs reçu l’aval du Comité d’Ethique de l’Etablissement français des greffes. Premières conditions soulignées par l’Agence de la biomédecine : tout doit avoir été mis en oeuvre par les équipes médicales pour sauver le patient et le prélèvement ne doit être envisagé que si le décès est dûment constaté et signé par le médecin en charge de la personne, puis après avoir consulté le Registre national des refus et contacté la famille.
L’Agence rappelle aussi qu’elle a mis en oeuvre cette pratique pour le prélèvement rénal sur 10 sites hospitaliers disposant de moyens appropriés et expérimentés : Angers, Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille, Nancy, Paris (Kremlin-Bicêtre, Pitié-Salpêtrière, Saint-Louis) et Strasbourg. Au 31 décembre 2007, le prélèvement sur personne décédée après arrêt cardiaque a permis de réaliser 43 greffes rénales.
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