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Thrombose veineuseDes chercheurs ont montré qu’à fortes doses un polyphénol contenu dans le raisin prévenait les complications de l’obésité et allongeait la vie… des souris.
Panorama du Médecin, 13 novembre 2006
On sait que les Français, gros consommateurs de beurre, de fromages et autres aliments a priori mauvais pour les artères, ont moins de maladies cardiovasculaires que les Américains, par exemple. Ce « French paradox » a été notamment expliqué par la consommation de vin qui – à doses raisonnables – augmente le « bon » cholestérol et fait baisser le « mauvais ». Une étude* tend à confirmer les vertus protectrices du vin mais selon un autre mécanisme. Les chercheurs de l’Ecole de Médecine de Harvard (Boston) et de l’Institut national de recherche sur le vieillissement de Baltimore ont en effet montré que le resveratrol, un polyphénol contenu dans la peau du raisin et donc dans le vin (surtout le rouge), avait – à hautes doses - des effets très positifs sur la santé des souris soumises à un régime hypercalorique et très riche en graisses. Après 6 mois de régime « poids lourd », les souris sont, comme prévu, devenues obèses, mais elles n’ont pas développé de diabète de surcharge, comme c’est normalement le cas après une diète hypercalorique, et n’ont pas eu de complications cardiaques et hépatiques. Au contraire, leur durée de vie s’est allongée et elles ont gardé la forme.
En 2003, des recherches avaient déjà montré que le resveratrol allongeait la vie des vers, des mouches drosophiles et des poissons. Il s’agit cette fois de mammifères. Les souris étant plus proches des humains que tous ces animaux, les chercheurs pensent que cette molécule agit sur nous de la même manière. Mais à quelle dose ? A suivre.
* En ligne dans la revue britannique « Nature » le 1/11/2006
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