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Une étude nationale montre que globalement plus de 50 % des cancéreux survivent au-delà de 5 ans à leur maladie, mais ce taux varie beaucoup avec la localisation de la tumeur.
Panorama du Médecin, 5 mars 2007
Aujourd’hui, plus d’un Français sur deux (52 %) survit à son cancer 5 ans après le diagnostic. C’est ce qui ressort d’une étude* - la plus exhaustive jamais réalisée à ce jour en France - du Réseau français des Registres du Cancer (Francim), financée par la Ligue nationale contre le Cancer. L’étude, qui a porté sur plus de 200 000 patients âgés de plus de 15 ans, a recensé tous les cas de cancers (de 40 types différents) dans 14 départements, entre 1989 et 1997, avec une mise à jour du statut vital au 1er janvier 2002.
Les chiffres obtenus placent la France en bonne position par rapport à d’autres pays européens, mais ce taux global de guérison à 5 ans cache de grandes disparités. Entre les cancers (thyroïde, testicules, lèvre) qui guérissent dans 95 % des cas et ceux qui guérissent dans moins de 10 % des cas (pancréas, foie), il y a toute une gamme. En fait, il faut parler non pas du cancer mais des cancers, avec certains comme celui du sein (85 % de guérisons à 5 ans) où il y a eu des améliorations et d’autres comme ceux du poumon (14 %) et du pancréas (6 %) pour lesquels les progrès sont lents. Ces variations s’expliquent aussi par la localisation, superficielle ou profonde, de ces cancers et par le fait qu’ils sont plus ou moins faciles à détecter. Contrairement aux « boules » du sein, le cancer du pancréas, par exemple, ne se signale par rien et évolue longtemps silencieusement. Autre différence mise en évidence par l’étude : le taux de survie à 5 ans est meilleur chez la femme (63 %) que chez l’homme (44 %). En partie parce que les femmes réagissent plus vite devant un signe d’alerte.
* Etude « Survie des patients atteints de cancer en France, etude des registres du réseau Francim » publiée aux Editions Springer.
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