Vivre après un AVC
Les aides possibles
En plus de ses répercussions physiques et psychologiques, l’AVC a des conséquences matérielles et financières. Le point sur les aides possibles et les démarches à effectuer pour en bénéficier.
Article paru le 23/08/2006 - Créé le 23/08/2006
Sommaire
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40% des personnes concernées (1) considèrent que l'AVC a eu des répercussions financières importantes pour l'ensemble de la famille. Face à ces difficultés, il existe un certain nombre de recours :
Aides ménagères et soins à domicile
Pour obtenir une aide ménagère, il faut s'adresser soit à la mairie, soit à des associations privées. Une participation financière, plafonnée, peut être obtenue auprès des caisses de retraite, selon les ressources du patient ou de la famille. Un maintien à domicile renforcé coûte aussi cher qu'une maison de retraite. Le choix est à prendre en fonction des désirs du patient.
Les soins à domicile sont dispensés par une aide soignante ou une infirmière sur prescription médicale. Ils comportent l'aide à la toilette et la surveillance du traitement, et sont pris en charge à 100% par la Sécurité Sociale.
Trouver un établissement
Maison de convalescence ou de retraite
Le médecin conseillera une maison de convalescence selon les besoins du patient. L'assistante sociale s'occupe des démarches administratives. La prise en charge est assurée par la Sécurité Sociale pour une convalescence simple ou une rééducation.
En ce qui concerne les maisons de retraite, un certain nombre d'organismes se sont spécialisés dans la recherche de ces établissements. L'assistante sociale se contente d'en fournir la liste. Les maisons de retraite sont totalement à la charge du patient.
Placement en long séjour
Il s'agit d'un placement définitif dans une maison de retraite médicalisée. En principe, les patients sont admis en moyen séjour dans un hôpital avant que des démarches soient entreprises en vue d'obtenir une prise en charge en long séjour. Une faible partie des frais (le forfait soin long séjour), élevés, est assumée par la Sécurité Sociale.
Achat de matériel
L'achat d'un fauteuil roulant est pris en charge après prescription médicale et entente préalable avec la Sécurité Sociale. L'hôpital et les centres de rééducation étant censés fournir cet appareillage, les patients l'obtiennent dans le cadre d'un maintien à domicile et sont indemnisés au taux de remboursement de la Sécurité Sociale.
Les fauteuils électriques, beaucoup plus chers, ne bénéficient pas d'une prise en charge importante par la Sécurité Sociale. Il est cependant possible de faire appel aux fonds de secours de cet organisme.
Les appareils prothétiques sont pris en charge par la Sécurité Sociale dès lors qu'il y a prescription médicale, au taux de remboursement habituel, complété par les mutuelles.
Pour se déplacer
La Sécurité Sociale ou l'organisme payeur sont chargés de rembourser les transports entre établissements et pour les permissions thérapeutiques, selon l'état de santé du patient.
Dès son retour au domicile, le patient peut avoir droit à une carte d'invalidité, mais tous les transports ne sont pas pris en charge.
S'il ne peut se déplacer qu'en taxi, seuls les transports pour se rendre à une consultation, avec une prescription médicale, sont remboursés.
En cas d'incapacité professionnelle
Tout salarié malade dans l’incapacité de travailler a droit à trois ans d'indemnisation par la Sécurité Sociale. Si, passé ce délai, le patient ne peut toujours pas reprendre le travail, il bénéficiera d'une pension d'invalidité en fonction de la durée de sa vie professionnelle. C’est le cas pour 21% des victimes d’AVC (1).
S'il ne peut pas prétendre à un tel statut, l'assistante sociale adresse à la COTOREP une demande d'allocation pour handicapé adulte. Cette démarche est possible depuis la loi de 1975 concernant l'orientation des handicapés. Cette loi prévoit également le reclassement professionnel des personnes handicapées jusqu'à l'âge de 45 ans environ. Des stages de reconversion sont proposés lorsque le handicap physique ou intellectuel rend impossible la reprise du travail antérieur.
Pour les victimes d'AVC aux ressources minimales, les assistantes sociales tentent d'obtenir des aides financières auprès de la Sécurité Sociale en faisant des demandes de prestations extralégales.
Bibliographie
(1) Synthèse des résultats d'une enquête menée pour France AVC sous l'égide de Pierre Aïach, sociologue, membre honoraire à l'INSERM, chercheur au CRESP, avril 2005.

