Rhumatologie
La densitométrie osseuse
La densitométrie osseuse est un examen inoffensif et indolore qui sert à mesurer la masse de calcium contenue dans l’os. Remboursé depuis peu de temps par la sécurité sociale, il est essentiel dans le diagnostic d’ostéoporose.
Paru le 13/12/2007 - Mise à jour le 27/09/2006
Santea.com
Principe
La densitométrie osseuse est un examen inoffensif et indolore qui dure environ une dizaine de minutes, le patient étant allongé sur une table d’examen. On l’appelle aussi absorptiométrie biphotonique.
Elle sert à mesurer la masse de calcium contenue dans l’os. L'appareil émet un fin pinceau de rayons X, très faible, composé de deux longueurs d'ondes différentes; c'est le calcul de la différence entre l'absorption en un point par l'os d'une part et l'os plus les tissus qui l’entourent (graisse, muscles, tendons,..) d'autre part, qui donne la densité osseuse en ce point. Habituellement, les mesures se font sur le col du fémur et sur les vertèbres lombaires de face, parfois sur l'avant-bras.
Résultats
La mesure est donnée en g/cm2 et est comparée à la moyenne des valeurs mesurées au même âge dans la population générale.
On appelle T-score, la déviation du patient par rapport à la moyenne des valeurs de densité osseuse mesurées dans une population de jeunes individus de même sexe, exprimée en déviations standards (DS).
Le seuil de l'ostéoporose se situe à 2,5 DS en dessous de la densité osseuse moyenne mesurée chez l'adulte jeune, selon la définition de l'OMS. Plus la densité est faible, plus le risque de fracture est important.
La réalisation de l’examen est à éviter au cours de la grossesse.
Cet examen est depuis quelques mois remboursé par la Sécurité sociale
Quand passer une ostéodensitométrie ?
Chez la femme ménopausée, il est généralement recommandé de se faire réaliser une ostéodensitométrie :
devant la découverte radiologique d’une fracture vertébrale sans cause évidente comme un traumatisme ou une autre maladie,
quand la femme a déjà eu une fracture sans traumatisme majeur (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts et du rachis cervical),
quand la femme a une maladie pouvant induire une ostéoporose (certaines maladies endocriniennes).
La réalisation d’une ostéodensitométrie peut également être proposée chez la femme ménopausée, en présence :
d’antécédents de fracture vertébrale ou du col fémoral sans traumatisme majeur chez un parent au 1er degré,
d’ un indice de masse corporelle < 19 kg/m²,
d’une ménopause avant 40 ans quelle qu’en soit la cause,
d’un traitement prolongé par les corticoïdes.
Si une femme ménopausée ne rentre dans aucun des cadres ci-dessus et qu’elle suit un traitement hormonal substitutif de la ménopause, il n’y a aucune raison qu’elle aille passer une ostéodensitométrie.
Chez l’homme, l’ostéoporose est suspectée et une densitométrie osseuse peut être prescrite :
en cas de survenue d’une fracture non précédée d’un traumatisme (sont exclues de ce cadre les fractures du crâne, des orteils, des doigts et du rachis cervical) ou après un traumatisme minime (une chute de sa hauteur par exemple).
Ce sont les hommes âgés de plus de 70 ans, porteurs de plusieurs pathologies sévères (neurologiques, rhumatismales, cardio-respiratoires) qui sont le plus souvent victimes de la fracture de l’extrémité supérieure du fémur. La mesure de la densité osseuse fémorale, sans attendre la survenue d’une première fracture est indiquée chez ces sujets.


