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Neurologie  

Lutter contre la fatigue dans la sclérose en plaques (SEP)

La fatigue est un symptôme très fréquent qui retentit sur la vie quotidienne des malades atteints de sclérose en plaques (SEP) et de leur entourage. Non visible, il n’est pas toujours bien compris des autres.

Paru le 13/12/2007 - Mise à jour le 02/05/2007


Symptôme le plus fréquemment cité par les malades, la fatigue est vécue comme très handicapante au quotidien. Ce symptôme subjectif, moins bien connu que les troubles moteurs, visuels ou sphinctériens peut être considéré par les proches comme un mal imaginaire. Le sentiment d’incompréhension et la baisse de l’estime de soi qui en résultent diminuent la tolérance à la fatigue, un cercle vicieux s’instaure dont il faut sortir.

A tous les stades de la maladie

La fatigue est observée aussi bien au début de la maladie que dans des formes plus évoluées. Elle peut être permanente ou survenir par à-coups, par exemple lors des poussées. A la fatigue physique, s’ajoute souvent une lassitude psychologique qui rend les tâches quotidiennes pénibles et diminue l’entrain, au travail comme à la maison.

Des causes multiples

Le mécanisme à l’origine de la fatigue est mal connu mais est probablement lié à plusieurs facteurs :

  • La maladie elle-même : inflammation du système nerveux central, déséquilibres musculo-squelettiques créés par l’atteinte neurologique.

  • Le traitement : certains traitements de fond peuvent déclencher une fatigue après la prise.

Elle est aggravée par la dépression qui accompagne souvent la maladie.

Une stratégie pour faire face

  • En parler à son entourage, à son conjoint, ses enfants, ses amis, pour qu’ils en comprennent la réalité et éviter de se replier sur soi.

  • Rechercher de l’information auprès des professionnels de santé (médecin, infirmière, kinésithérapeute) et/ou des associations pour se sentir moins isolé.

  • L’exprimer de façon précise au neurologue afin qu’il en détermine la cause, qu’il en apprécie les effets au quotidien et propose les stratégies thérapeutiques les mieux adaptées. En faire part également au médecin généraliste et au médecin du travail.

  • Envisager un soutien par une psychothérapie ou par la participation à un groupe de parole au sein d’une association.

  • Se distraire et se faire plaisir pour moins penser à sa fatigue.

Des trucs tout simples

  • S’accorder des pauses d’une vingtaine de minutes, en fin de matinée ou en début d’après-midi et/ou avant de commencer une activité.

  • Faire de l’exercice physique de façon douce et progressive. Il permet d’améliorer la force musculaire, la coordination, l’équilibre et est bon pour le moral

  • Veiller à dormir suffisamment et à adopter un régime alimentaire équilibré.

  • Pour les patients présentant un phénomène d’Uhthoff, qui est une aggravation des symptômes neurologiques sous l’effet de la chaleur ou de la fièvre, il est préférable d’éviter les écarts brutaux de température - bains trop chauds par exemple.

Les traitements possibles

Il n’y a pas de traitement spécifique de la fatigue aiguë qui accompagne les poussées de SEP.

Certaines thérapeutiques peuvent être proposées en cas de fatigue chronique, indiquait l’Anaes (Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé) en 2001 :

  • Certains sont proposés pour traiter le symptôme fatigue proprement dit.

  • D’autres visent à soigner la dépression qui accompagne parfois la maladie et qui se manifeste aussi par de la fatigue.

Le médecin est à même de juger de celui qui est le plus approprié.

91 % des personnes atteintes de SEP déclarent ressentir une grande fatigue (2)

Bibliographie

  1. Conférence de consensus - La sclérose en plaques - Jeudi 7 et vendredi 8 juin 2001, Anaes.

  2. Enquête nationale « Recensement des besoins des personnes atteintes de sclérose en plaques en France » menée par la Nafsep en 2003 sur la base de 644 interviews recueillies.

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