La coronarographie en images

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Cardiovasculaire et Métabolisme  

La coronarographie en images

L'examen des artères coronaires, ses indications, sa préparation et son déroulement, détaillé et expliqué en photos et en vidéo. Pour vous et vos patients.

Article paru le 13/12/2007 - Créé le 24/08/2006

Santea.com

En pratique

La coronarographie est un examen :

  • sous anesthésie locale, non douloureux,

  • qui nécessite au moins une journée d'hospitalisation

  • avec injection de produit de contraste

  • qui exige d'être à jeun depuis 10 heures

  • qui dure de 20 à 30 minutes

Le coût de la coronarographie est de 777 E, plus 94,05 E pour l'anesthésie, soit 871,05 E au total (remboursé à 100% par l'Assurance Maladie).

En cas d'angioplastie, selon le nombre de vaisseaux dilatés, le prix varie de 1420,9 E à 1682,15 E (remboursé à 100% par l'Assurance Maladie).

Il convient d'ajouter le coût de l'hospitalisation.

Pourquoi passer une coronarographie ?

La coronarographie permet de faire le diagnostic d'athérosclérose au niveau des artères qui nourrissent le muscle cardiaque : les artères coronaires. Elles entourent le coeur comme une couronne. L'athérosclérose est un rétrécissement des vaisseaux provoqué par un dépôt sur les parois, sous forme de plaques. Il s'agit d'une maladie apparaissant progressivement chez des sujets ayant un taux de cholestérol trop élevé dans le sang. Le tabagisme, le diabète, l'hypertension sont également des facteurs de risque.

Le rétrécissement des coronaires est responsable de douleurs dans la poitrine appelées angine de poitrine, voire d'infarctus du myocarde lorsqu'une artère est complètement obstruée.

La coronarographie fait le bilan de l'état des coronaires (Vidéo)

Aujourd'hui, la coronarographie est l'examen de référence pour faire un état des lieux des coronaires. Le principe est de les opacifier pour les voir à la radiographie. Dans ce but, on injecte un produit de contraste à l'aide d'une sonde introduite dans une artère du poignet ou du pli de l'aine.

Cet examen permet au cardiologue de faire le meilleur choix de traitement :

  • s'il observe des petites plaques d'athérosclérose et si le rétrécissement ne dépasse pas 10 à 30 % du diamètre de l'artère, le traitement sera médicamenteux, associé à une correction des erreurs hygiéno-diététiques

  • s'il existe une ou deux vraies plaques épaisses avec un net rétrécissement, le médecin pourra pratiquer une dilatation à l'aide de petits ballonnets introduits dans l'artère et poser ensuite un petit ressort, appelé stent, pour maintenir l'artère ouverte et réduire ainsi le risque de récidives.

  • si les plaques sont longues et très diffuses, le médecin vous orientera plutôt vers la chirurgie pour un pontage.


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Comment se déroule l'examen ?

Vous rentrez à l'hôpital la veille de la coronarographie pour un bilan sanguin et électrocardiographique. Le cardiologue qui pratiquera l'examen vous explique alors son déroulement et vous donne un formulaire de consentement éclairé que vous devez signer.

Les sondes, petits tuyaux souples de moins de 2 mm de diamètre, qui permettent d'accéder aux artères coronaires pour y injecter de produit de contraste, sont introduites par une artère du poignet ou du pli de l'aine. Le médecin vérifie que la ponction de l'artère pourra se faire dans de bonnes conditions.

Principes de l'examen (Vidéo)

Le jour de l'examen, vous recevez un léger tranquillisant et vous êtes conduit dans une salle de cathétérisme. Vous êtes allongé sur une table étroite un peu inconfortable, mais qui permet à l'appareil de radiologie de tourner aurtour de vous. Durant tout l'examen vous serez sous surveillance cardiovasculaire.

Après désinfection soigneuse du site de ponction, le cardiologue pratique une anesthésie locale. Puis il ponctionne l'artère et place un petit tube permettant le passage des sondes. Il injecte ensuite un produit qui va dilater l'artère pour faciliter l'examen. Vous ressentez alors pendant une dizaine de secondes une chaleur locale. Et l'examen radiologique peut commencer.

Une sonde, adaptée à la coronaire étudiée, est introduite dans l'artère, puis suivie grâce à l'écran de contrôle jusqu'au coeur. Le cardiologue injecte alors un produit de contraste à l'entrée de la coronaire et visualise ainsi le vaisseau et ses différentes branches à la recherche d'un rétrécissement. Il effectue ensuite la même opération pour l'autre coronaire. Les images sont enregistrées pour pouvoir les étudier plus précisément. Cette séquence n'est pas douloureuse.

L'examen terminé, les sondes sont retirées et un pansement compressif est appliqué sur le site de ponction pour éviter un hématome. Le pansement sera progressivement desserré après votre retour dans la chambre où vous resterez au repos sans bouger le membre ponctionné. Le médecin peut vous donner immédiatement les résultats oralement, et téléphoner à votre médecin traitant. Il est possible de faire des clichés et une copie sur CD Rom des images des coronaires.


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Parfois le médecin peut pratiquer une angioplastie (Vidéo)

Si votre médecin a observé lors de la coronarographie un ou deux rétrécissements nets d'une artère coronaire ou d'une des branches, il peut parfois traiter immédiatement par l'introduction de petits ballonnets qui glisse sur un guide très fin positionné au niveau du rétrécissement. Le médecin gonfle alors le ballon pour écraser la plaque. Cette intervention de dilatation dure moins d'une demi-heure et nécessite de rester un nuit sous surveillance à l'hôpital.


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Pour en savoir plus : site de la Fédération Française de Cardiologie

Indications, contre-indications et complications

Les principales indications

  • Angine de poitrine insuffisamment contrôlée par les médicaments

  • Infarctus

Les contre-indications

  • Temporaires infectieuses

  • Liées à la fonction rénale (produit iodé éliminé par le rein)

Les complications

  • Rares complications allergiques aux produits radio-opaques et anesthésiques

  • Hématomes au site de ponction (réparation chirurgicale exceptionnellement nécessaire)

  • Risques cardiaques lors de l'intervention (douleurs dans la poitrine, palpitations, infarctus (1/10 000))

L'avenir

Deux techniques offrent des possibilités pour l'avenir: l'angioscanner et l'IRM. En l'état actuel de leur développement, ces examens n'offrent pas la même fiabilité que la coronarographie.

Dans un ou deux ans, l'angioscanner pourrait se substituer à la coronarographie pour les patients chez lesquels on veut s'assurer que les coronaires sont normales, par exemple avant une intervention chirurgicale. Cet examen pourrait alors permettre d'éviter la coronarographie.

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