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Des ultrasons contre le cancer du sein

Une nouvelle technique par ultrasons de haute intensité - en cours d’expérimentation - pourrait permettre de venir à bout de lésions cancéreuses du sein de moins de 3 cm.

Alors que les ultrasons de faible intensité, utilisés pour réaliser des échographies, traversent les tissus sans les léser, les ultrasons auxquels fait appel cette nouvelle méthode, 10 000 fois plus puissants, peuvent détruire des tissus. Associée à un appareil échographique à haute fréquence, la technique permet en même temps de visualiser la tumeur et d’en venir à bout en appliquant des ultrasons délivrant localement une température de 65 à 80 degrés.
Selon le Pr Claude Maylin, chef du pôle d’imagerie en cancérologie à l’hôpital Saint-Louis (Paris), qui l’expérimente dans son service en collaboration avec l’Université de Shanghaï, ce traitement est facile à réaliser – sous anesthésie locale - en une séance seulement, deux maximum, de 45 mn à 1 heure. Si les résultats de l’essai qui va débuter prochainement à l’hôpital Saint Louis de Paris auprès d’une trentaine de volontaires porteuses d’une tumeur de moins de 3 cm se révèlent positifs, la technique pourrait à terme éviter le recours à la chirurgie. A suivre…
Source : congrès Eurocancer, Paris, du 24 au 26/06/08


Le manque de vitamines B6 et B12 augmente le risque de fracture de la hanche

Selon une équipe de Boston, les personnes âgées souffrant d’une carence en vitamines B6 et B12 auraient 60 % de risques supplémentaires de se casser le col du fémur dans les 4 ans à venir.

Panorama du Médecin, 7 juillet 2008

On trouve la vitamine B6 dans les pommes de terre, les bananes, les haricots et la vitamine B12 dans la plupart des viandes, des volailles et des poissons. Des études ont déjà montré qu’une diminution du taux de vitamine B6 entraînait une accélération de la perte osseuse. La vitamine B12 participe également, en association avec les vitamines B6 et B9, à la synthèse de méthionine (un acide aminé essentiel) à partir de l’homocystéine. Une déficience en vitamine B12 entraîne donc une accumulation d’homocystéine.
Des chercheurs ont mesuré les taux de vitamines B6 et B12 chez des patients âgés et se sont aperçus que ceux présentant des carences avaient 60 % de risques en plus de se fracturer la hanche dans les 4 ans. Ils ont également noté qu’un taux élevé d’homocystéine augmentait ce risque indépendamment des carences en vitamine B6 et B12, mais sans savoir par quel mécanisme. En effet, l’homocystéine n’affecte pas la densité minérale osseuse.
Source:The Journal of Clinical Endocrinology and Metabolism, Juin 2008


Hépatites B et C : une mortalité encore élevée

Une étude estime que le nombre de décès imputables chaque année en France au virus de l’hépatite B (VHB) et à celui de l’hépatite C (VHC) se situe entre 4 000 et 5 000.

Panorama du Médecin, 7 juillet 2008

En France, selon une enquête menée en 2004 par l’Institut de Veille sanitaire, entre 168 000 et 296 000 personnes souffrent d’une infection chronique par le VHC et 300 000 sont porteurs chroniques du virus B. En analysant un échantillon de certificats de décès de 2001, des chercheurs du Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès, ont évalué le nombre de « décès associés » à ces virus. Ils ont ainsi dénombré 2 646 décès imputables au VHC et 1 327 au VHB. Dans les deux groupes, au moins 93 % avaient une cirrhose et un tiers un cancer du foie. L’étude montre également l’impact négatif sur l’espérance de vie des malades d’une consommation excessive d’alcool et d’une co-infection par le virus du sida.
Ces chiffres rappellent ainsi la gravité des deux hépatites et soulignent la nécessité d’un meilleur dépistage du portage chronique de ces virus et surtout d’une meilleure prévention. En France, la couverture vaccinale contre l’hépatite B est plus basse que dans les pays voisins…
Source : Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) n°27, 01/07/08


La graisse abdominale délétère

Une étude, réalisée chez près de 250 000 volontaires américains, confirme qu’un tour de taille trop important augmente le risque de décès, chez les hommes comme chez les femmes.

Panorama du Médecin, 7 juillet 2008.

Selon les critères de l’OMS, les femmes qui ont un tour de taille supérieur à 88 cm et les hommes qui affichent un périmètre abdominal de plus de 102 cm souffrent d’obésité abdominale. Or, cette caractéristique augmente le risque de maladies cardiovasculaires. Pour évaluer le lien entre tour de taille et mortalité, une équipe américaine a entrepris une vaste étude épidémiologique. Les chercheurs ont ainsi suivi plus de 150 000 hommes et plus de 90 000 femmes, tous volontaires, âgés de 51 ans à 72 ans au début de l’étude (en 1996), jusqu’en 2005.
Au terme de ces 9 années, ils ont calculé que les participant(e)s qui présentaient une obésité abdominale avaient un taux de mortalité augmenté d’environ 20 % par rapport à ceux et celles qui avaient la taille plus fine, et ce indépendamment de leur poids.
Pour les auteurs, ce paramètre devrait être considéré comme un facteur de risque de mortalité à part entière et donc davantage surveillé.
Source: American Journal of Epidemiology, Juillet 2008


Tuberculose multirésistante : des tests de diagnostic rapide pour les pays pauvres

Les malades atteints de tuberculose multirésistante des pays en développement vont pouvoir bénéficier de tests de diagnostic rapide grâce à l’initiative patronnée par l’OMS.

Panorama du Médecin, 7 juillet 2008

Sur les 9 millions de personnes qui contractent chaque année la tuberculose dans le monde, près d’un demi-million souffrent d’une forme multirésistante (MR) aux médicaments habituels. Faute d’infrastructures, 2 % seulement de cas de tuberculose MR sont diagnostiqués et traités de façon appropriée. Or, avant de mourir, les patients propagent les bacilles multirésistants autour d’eux.
Grâce à des initiatives de l’Unitaid – l’organisme chargé de la gestion des fonds provenant de la taxe internationale sur les billets d’avion – et de la Fondation pour l’innovation en matière de nouveaux diagnostics (FIND), l’OMS va fournir des tests moléculaires rapides, permettant de diagnostiquer la tuberculose MR en moins de 2 jours (au lieu de 2-3 mois actuellement), à 16 pays particulièrement touchés par cette forme mutirésistante. Elle va aussi renforcer l’approvisionnement en médicaments capables de traiter ce type de tuberculose dans 54 pays.
Source : Organisation mondiale de la Santé, 30/06/08.