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Sport de haut niveau et incontinence urinaire


Si les traumatismes du périnée liés à la pratique de certains sports (ski nautique, cyclisme, équitation en particulier) restent très rares, les troubles de la statique pelvienne et les dérèglements neuro-hormonaux sont bien plus fréquents chez les sportives de haut niveau. Dans une récente communication à l’Académie de Médecine, le Pr Gilles Crépin (Lille) a rappelé que le risque d’incontinence urinaire était multiplié par deux par rapport aux femmes et aux jeunes filles non sportives du même âge et de statut hormonal égal. Ce phénomène, dû à l’hyperpression abdominale, constitue une véritable gêne dans 1 cas sur 4. Les sports en cause sont ceux qui impliquent des impacts au sol brutaux (gymnastique, aérobic intensif…). Le traitement fait appel à la rééducation pelvi-périnéale, à l’utilisation de tampons vaginaux ou d’obturateurs urétraux ou encore aux techniques chirurgicales « mini-invasives ». Mais les efforts devraient porter sur la prévention : information, éducation périnéale, dépistage des facteurs congénitaux et repérage des exercices à risque.
Les troubles hormonaux (retard pubertaire, aménorrhée, troubles de l’ovulation, infertilité), et l’ostéoporose qui peut s’ensuivre, concernent, quant à eux, toutes les sportives dont l’activité exige des restrictions de poids (danse, gymnastique, patinage…), en particulier les très jeunes filles. Selon le Pr Crépin, toute activité d’une durée supérieure à 8 heures par semaine doit être considérée comme excessive et risquée chez les petites filles et les adolescentes.