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Cancer de la prostate : l’option de la surveillance active


Pour des tumeurs peu agressives, le traitement pourrait être différé.

Panorama du Médecin, 17 septembre 2007


On enregistre en France, chaque année, plus de 40 000 nouveaux cas de cancer de la prostate. Le cancer de la prostate est la deuxième cause de mortalité par cancer chez l’homme après le cancer du poumon (1). L’Association française d’urologie (AFU), qui recommande « un dépistage annuel individuel, fondé sur une information éclairée du patient », a-t-elle raison ? Les données actuelles sont insuffisantes pour l’affirmer. Mais deux grands essais de dépistage, reposant sur le dosage de l’antigène spécifique de la prostate (PSA), disponibles en 2008 et 2009, permettront sans doute de trancher. Ce dépistage a un gros inconvénient : il risque de diagnostiquer et de traiter des cancers peu évolutifs et d’induire ainsi des effets indésirables lourds pour un bénéfice en termes de qualité de vie et de survie aujourd’hui impossibles à chiffrer.
Pour ces cas, une stratégie de « surveillance active » apparaît comme la solution et se trouve en cours d’évaluation. Elle repose sur un dosage du PSA tous les 3 mois et des biopsies tous les 12 à 18 mois. Sont concernés les hommes de plus de 65 ans ayant une tumeur de petite taille et bien différenciée (score de Gleason < 7), avec un taux de PSA inférieur à 10 et un temps de doublement inférieur à 12 mois. Cette stratégie pourrait concerner 15 % des patients. Il n’existe cependant pas encore de critères solides pour décider du moment où l’intervention devient nécessaire.
C’est dans ce contexte que l’AFU organise le 20 septembre la Journée nationale de la prostate pour informer le grand public sur la prostate et ses maladies. Elle répondra aussi par téléphone aux questions des patients les 19 et 20 septembre (2).

(1) Données de la ligue contre le cancer http://www.ligue-cancer.asso.fr

(2) n° indigo 0 820 366 110 (0,099 € HT/mn).