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Examens complémentaires  

L'électroencéphalogramme (EEG) en video

Un de vos patients doit passer un EEG. Conseillez lui de consulter ces videos qui, outre leur intérêt éducatif, ont le mérite de lui oter toute appréhension.

Paru le 06/09/2006 - Créé le 23/08/2006

Santea.com

En pratique

  • Il s'agit d'un examen indolore et sans risque.

  • Il dure 20 minutes environ pour un examen standard.

  • Il nécessite d'être bien détendu. La seule contrainte est d'obéir aux ordres du technicien.

  • Avant cet examen, il est important de ne pas faire de permanente ou de soins capillaires.

  • Après l'examen, un simple shampoing permet d'éliminer la pâte conductrice. En revanche, après le holter, l'utilisation d'un dissolvant est nécessaire.

  • Il s'agit d'un acte pris en charge par la sécurité sociale. Son coût est de 57,60 €, remboursés à 70% pour un EEG standard, et de 230,40 € remboursés à 100% pour le holter.

Pourquoi passer un électroencéphalogramme ?

  • La grande indication de l'EEG est la recherche d'une épilepsie après une syncope ou une crise avec troubles de conscience, ou encore après des manifestations nocturnes inexpliquées. L'EEG est une aide au diagnostic de l'épilepsie, mais il est aussi utilisé dans le suivi des patients épileptiques traités, et lors d'essais d'arrêts de traitements.

  • Les cellules du cerveau, ou neurones, fonctionnent normalement en émettant des décharges électriques qui stimulent les centres de contrôle cérébraux.
    L'épilepsie est une décharge anormale d'un groupe de neurones, un peu comme un court-circuit, qui est responsable d'une crise plus ou moins importante, fonction de l'intensité de la décharge et de son impact sur tel ou tel centre nerveux.

    Il y a deux sortes de crises :

    • les crises généralisées peuvent être spectaculaires : perte de connaissance, convulsions avec chute, morsure de la langue et perte d'urine.
      Mais il peut aussi s'agir d'absences, brèves pertes de conscience, pouvant passer inaperçues de l'entourage.

    • les crises partielles se traduisent par des signes localisés comme des mouvements anormaux, des troubles de la vue ou de l'audition.

  • En cas d'épilepsie, l'EEG permet de déceler entre les crises des tracés anormaux qui témoignent de l'excitabilité de certaines zones du cerveau. Mais ce n'est pas toujours le cas et l'EEG peut être normal entre les crises.
    C'est pourquoi, il est parfois nécessaire d'enregistrer l'activité électrique du cerveau pendant 24 heures : c'est le holter-EEG. Cet examen en continu permet parfois d'enregistrer des crises.

Comment se déroule l'examen ?

  • L'EEG est généralement réalisé par un technicien chez un neurologue, en cabinet de ville ou dans un service hospitalier.

Pour un EEG standard, vous êtes installé dans un fauteuil confortable pour pouvoir être bien à l'aise et détendu. Le technicien pose alors sur votre tête un casque souple pour y fixer une vingtaine électrodes enduites d'une pâte conductrice , une pâte à sel qui s'élimine avec un simple shampoing.

  • Ces électrodes enregistrent l'activité électrique de vos neurones, comme l'électrocardiogramme enregistre l'activité électrique de votre coeur.

Le déroulement de l'électroencéphalogramme
Pour visualiser cette électricité naturelle de votre cerveau, qui est particulièrement faible, il est nécessaire de l'amplifier environ 1 million de fois. Il est alors possible de la lire sur un écran ou de l'imprimer sur papier.

Sur le tracé de l'EEG apparaissent des fréquences d'ondes qui correspondent à l'activité électrique du cerveau. On observe, d'une part, l'activité de base (ondes alpha de 8 à 10 cycles par seconde) les yeux fermés pour que la vision ne la perturbe pas, et d'autre part l'existence d'ondes anormales.

Au cours de l'examen, il suffit de rester au repos, les yeux fermés, et d'obéir aux ordres du technicien. Chez un sujet normal, le rythme alpha est bloqué à l'ouverture des yeux. Pour voir s'il y a une bonne réactivité, il vous demande d'ouvrir les yeux à plusieurs reprises.

Vous êtes soumis également à une épreuve de respiration forcée, qui provoque une hyperoxygénation du cerveau. Celle-ci peut en effet entraîner des excitations de neurones et des ondes anormales.

L'EEG permet aussi de tester l'existence d'une sensibilité anormale à la lumière. C'est la raison pour laquelle durant l'examen, le technicien vous soumet à une stimulation lumineuse intermittente. Des épilepsies sont en effet reflexes à la lumière, comme lors de jeux vidéo, par exemple chez l'enfant.

  • Parfois, pour pouvoir faire le diagnostic d'épilepsie, un enregistrement est nécessaire durant 24 heures, les électrodes doivent être bien fixées. Elles sont collées avec un vernis à ongle incolore, du collodion. La pose dure environ 45 minutes. Elles sont ensuite reliées à un petit enregistreur que vous porterez à la ceinture jusqu'au lendemain. Il est conseillé pendant les 24 heures de l'enregistrement de ne pas faire d'activité physique, de rester au calme, car les contractions musculaires peuvent perturber l'examen. Il faut également noter les évènements et les activités dans la journée (vibrations d'un mixer lors de la préparation d'un repas par exemple...).

Le holter-EEG
Après 24 heures, le médecin analyse les résultats de l'EEG en continu stocké dans l'enregistreur, et le technicien vous enlève les électrodes en frottant le cuir chevelu avec du dissolvant. Cette opération de nettoyage dure au moins 20 minutes. Ensuite, un shampoing et un peigne fin vous permettent de vous débarrasser complétement du vernis.

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