Une équipe américaine a identifié des protéines associées aux lésions cérébrales de sclérose en plaques, dont un inhibiteur de la protéine C, qui constituent de nouvelles cibles thérapeutiques.
Panorama du Médecin, 25 février 2008
En comparant des échantillons de lésions de sclérose en plaques (SEP) issus d’autopsies à des échantillons cérébraux normaux, des chercheurs de l’Université de Stanford (Californie)* ont identifié de nombreuses protéines spécifiquement associées aux lésions de SEP, dont le facteur tissulaire et l’inhibiteur de la protéine C. Pensant que ces protéines pouvaient constituer des cibles thérapeutiques, ils ont administré une forme recombinante de la protéine C activée à des souris atteintes d’encéphalomyélite auto-immune expérimentale. Résultat : la maladie s’est trouvée considérablement améliorée.
Forts de ce succès, les chercheurs américains envisagent de mener un essai chez l’homme. La SEP ne bénéficiant pas, à ce jour, de traitement curatif, cette nouvelle voie est porteuse d’espoir.
* Han M.H. et all. In Nature, mis en ligne le 17/02/08