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Pas assez d’IRM pour les accidents vasculaires cérébraux


Alors que la résonance magnétique nucléaire est supérieure au scanner pour l’exploration en urgence des accidents vasculaires cérébraux, les services d’accueil des urgences ne disposent généralement pas d’IRM dédié.

Panorama du Médecin, 22 octobre 2007


Dans les dernières recommandations concernant la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux (AVC), l’IRM apparaît comme l’examen de choix, le scanner n’intervenant qu’à défaut. Grâce à l’IRM de diffusion, couplée à l’IRM de perfusion, il est en effet possible de visualiser la « pénombre ischémique » et l’angioRM permet de repérer immédiatement la cause de l’accident. Malheureusement, comme l’a déploré la Société française de radiologie (SFR) lors des Journées françaises de radiologie (Paris, 20-24 Octobre), l’utilisation du scanner est la règle dans les services d’accueil des urgences qui, sauf exception, ne disposent pas d’IRM dédiées spécifiquement à l’urgence. Il en existe seulement 2 à Paris : dans les hôpitaux Sainte-Anne et Salpêtrière . Les véhicules des Samu y conduisent les victimes d’AVC sans passer par les urgences. Sans cet accès direct, il est difficile d’espérer augmenter le recours à la thrombolyse, puisque celle-ci doit être réalisée dans les trois premières heures de l’AVC. Or, actuellement, les malades ont un scanner en urgence, puis une IRM trois jours plus tard…
Le retard français vaut aussi pour les IRM de champ magnétique 3 teslas qui permettent d’étudier le cerveau avec une résolution spatiale nettement supérieure à celle de l’IRM 1,5 tesla et divisent le temps d’acquisition par 4. L’IRM 3 teslas est devenue le standard aux Etats-Unis et en Europe mais, voilà le hic, elle est chère : 2,5 millions d’euros contre 1,3 pour l’IRM 1,5 tesla…

* Lors des Journées françaises de radiologie (Paris), du 20 au 24/10/07.