Panorama du Médecin, 2 octobre 2006
Cette année, la Fédération française des associations et amicales de malades, insuffisants ou handicapés respiratoires (FFAAIR) a choisi La Grande-Motte (Hérault) pour lancer sa 4ème Journée nationale d’information sur les apnées du sommeil*. Une initiative à saluer car la plupart des personnes qui souffrent de ce syndrome (1,2 à 2,4 millions de Français) ne le savent pas et ne sont donc pas correctement prises en charge. Or, les répercussions de ces arrêts respiratoires intermittents pendant le sommeil (de 30 par nuit jusqu’à 500 dans les cas les plus graves ) ne sont pas anodines. Première conséquence de ce sommeil de mauvaise qualité : une somnolence diurne excessive, cause d’accidents de la route, professionnels ou domestiques. A plus long terme, comme les apnées du sommeil augmentent le rythme cardiaque et la tension artérielle, elles favorisent l’hypertension et les accidents vasculaires cérébraux. Au total, le Saos multiplie par 3 le risque de maladies cardiovasculaires. Enfin, les apnées prolongées et répétées peuvent occasionner des lésions cérébrales et des troubles cognitifs.
Ronflements, fatigue au réveil, tendance à s’endormir dans la journée ou à somnoler en voiture ? Il faut y penser. Actuellement, il n’existe pas de traitement médicamenteux, mais la ventilation par pression positive continue (un petit masque nasal raccordé à un appareil qui souffle de l’air pressurisé) permet de dégager les voies aériennes et de supprimer les apnées. Encore faut-il le savoir et consulter…
Renseignements : tel. 01 55 42 50 40 ou www.ffaair.org ou l’une des 40 associations régionales (liste sur le site Internet). Brochure d’information gratuite sur demande.