Les tics sont banals et sans gravité. Ne pas confondre avec des pathologies neurologiques nécessitant un traitement.
Panorama du Médecin, 20 novembre 2006
Selon l’équipe du Pr Doumar (hôpital Saint-Eloi, Montpellier)*, les tics touchent 1 enfant sur 10, plus particulièrement des garçons instables et anxieux. Ces mouvements anormaux surviennent brusquement, sans raison, et ne peuvent être contenus plus de quelques minutes. Mais, comme ils sont transitoires et sans conséquence, ils ne nécessitent pas de traitement neuroleptique, tout au plus un soutien psychologique.
Il ne faut surtout pas les confondre avec un syndrome de Gilles de la Tourette, par exemple, autrement plus ennuyeux pour la personne et son entourage. Ce syndrome, qui débute dans l’enfance (entre 2 et 15 ans), se manifeste en effet à la fois par des tics moteurs involontaires de toutes sortes et des tics vocaux très perturbants. La personne, par ailleurs normalement intelligente, répète de manière automatique, impulsive et sans qu’elle puisse s’en empêcher, des mots ou des phrases, relatives notamment aux excréments, à la saleté, ainsi que des obscénités. Quand la maladie de Gilles de la Tourette évolue depuis plus d’un an, sans intervalle libre de plus de 3 mois, et s’accompagne – ce n’est pas toujours le cas – de troubles du comportement (hyperactivité, troubles de l’attention, troubles obsessionnels compulsifs ou TOC, anxiété), la prise de neuroleptiques peut se justifier.
Ne pas confondre non plus les tics banals avec des dyskinésies, mouvements anormaux brefs déclenchés par un mouvement brusque (ex. se lever ou sauter), qui évoquent des crises d’épilepsie.
* Aux Journées parisiennes de pédiatrie.