En expérimentant la technique de stimulation électrique intracérébrale chez un obèse pour modifier ses comportements alimentaires, des neurochirurgiens canadiens ont constaté une amélioration de ses capacités de mémoire.
Panorama du Médecin, 4 février 2008
La stimulation électrique profonde, développée par le Pr Benabid (CHU de Grenoble) dans le traitement de certaines formes de maladie de Parkinson, est aujourd’hui testée pour soigner d’autres maladies neurologiques ou psychiques. En expérimentant cette technique chez un obèse, dans une région précise de l’hypothalamus, pour modifier son comportement alimentaire, une équipe du Western Hospital de Toronto (Pr Andres M. Lazano) a eu la surprise de voir le patient se souvenir d’un épisode vécu 30 ans auparavant. La précision de l’impression de « déjà vu » éprouvée par celui-ci augmentait parallèlement à l’intensité de la stimulation.
Les auteurs ajoutent que la répétition des séances a permis d’améliorer ses capacités de mémoire et ses performances dans des tests d’apprentissage. De là à en déduire que l’on pourra traiter ainsi la maladie d’Alzheimer et améliorer certaines fonctions intellectuelles…
Source : Journal en ligne de l’Association américaine de neurologie, 30/01/08.