Jusqu’ici utilisés par les seuls réseaux d’alerte et de surveillance épidémiologique, ces tests peuvent rendre service dans les institutions pour personnes âgées.
Panorama du Médecin, 26 novembre 2007
Les réseaux d’alerte et de surveillance épidémiologique utilisent largement les tests de diagnostic rapide de la grippe. Mais leur emploi peut aussi être intéressant en pratique quotidienne, en particulier dans les établissements accueillant des personnes âgées où une épidémie de grippe peut entraîner rapidement des décès.
Ces tests, réalisés par l’intermédiaire d’une technique d’immunochromatographie sur bandelette (à partir d’un prélèvement nasal), donnent une réponse en 10 à 20 minutes. Plus la charge virale est importante et plus le temps de réponse est court. Selon les cas, ils indiquent « grippe », « non grippe », ou le type de virus grippal en cause (A ou B). Leur spécificité est excellente mais leur sensibilité de l’ordre de 75 à 80 %. Celle-ci dépend en effet de la qualité et du moment du prélèvement : le plus tôt est le mieux.
Ces tests rapides présentent de gros avantages pour les personnes âgées – qui prennent souvent des antalgiques ou des antipyrétiques et chez qui les signes de la grippe manquent souvent de spécificité. Ils permettent d’entreprendre sans délai une prise en charge ciblée ainsi qu’une prophylaxie en complément des mesures barrières classiques. En 2004/2005, dans les établissements qui les utilisaient, la prescription d’antibiotiques est ainsi tombée à 8 % des patients, contre 70 % dans les autres établissements.
Ces tests, inscrits à la nomenclature des actes de biologie, peuvent s’obtenir auprès d’un laboratoire d’analyses médicales et sont alors remboursés.
* Source : XIIème Journée nationale des Grog (Groupes régionaux d’observation de la grippe).