Un virus transmis par les rongeurs sauvages a déjà touché 18 personnes dans le Nord-Est de la France. Il provoque une fièvre hémorragique à syndrome rénal.
Panorama du Médecin, 21 mai 2007
Depuis le début 2007, 167 personnes ont été atteintes de cette « fièvre hémorragique à syndrome rénal » en Allemagne. Cette maladie est transmise indirectement par des petits rongeurs vivant dans les forêts, le campagnol roussâtre et le mulot à collier. Mais on en trouve aussi dans les parcs, les talus des bocages, les haies et les prairies. Les symptômes de la « fièvre du rongeur », due à un hantavirus de type Puumala, évoquent un syndrome grippal mais peuvent s’accompagner de douleurs musculaires sévères et de troubles de la vision. Sans traitement adapté, elle peut se compliquer d’une atteinte rénale nécessitant une hospitalisation. L’Institut de veille sanitaire (InVs) et le centre de référence des fièvres hémorragiques virales rattaché à l’Institut Pasteur de Lyon attirent l’attention sur cette fièvre hémorragique car 18 cas ont été enregistrés au premier trimestre 2007, dans le Nord-Est de la France : Champagne-Ardenne, Nord et Picardie. Un chiffre supérieur à celui des autres années. Selon le Journal européen d’information sur le contrôle des maladies transmissibles, l’incidence des infections à hantavirus est liée à la densité des rongeurs en été. Or, l’hiver exceptionnellement doux a favorisé la prolifération des rongeurs. D’où cette flambée d’hantavirus.
L’InVs rappelle que la contamination se fait par inhalation du virus, présent dans les poussières de bois ou sur des terres contaminées par les urines ou les déjections de rongeurs. Et conseille de contrôler régulièrement la présence de rongeurs dans les maisons situées près de forêts, de ne pas manipuler des rongeurs morts et leurs déjections sans gants de caoutchouc, d’éviter d’inhaler des poussières contaminées, en particulier lors du nettoyage de locaux fermés en bordure de forêt, et de dératiser.
* Source : Institut de Veille Sanitaire